Ebola en Ituri : Jacob Matali appelle à sécuriser la rentrée scolaire

par lavoixdelituri

En Ituri, la rentrée scolaire du 1er septembre 2026 s’annonce sous le signe de la vigilance sanitaire. Face à la persistance de la maladie à virus Ebola, les autorités misent sur un dispositif différencié permettant d’adapter les modalités d’enseignement à la situation de chaque zone.

Selon les orientations présentées par la ministre d’État, ministre de l’Éducation nationale et Nouvelle Citoyenneté, Raïssa Malu Dinanga, la rentrée ne devrait pas se dérouler de manière uniforme dans toutes les zones affectées. Les modalités d’enseignement doivent être adaptées au niveau de risque, avec notamment le recours à l’enseignement à distance dans les zones considérées comme fortement exposées. Ce dispositif repose notamment sur la distribution de supports pédagogiques imprimés et la diffusion de contenus éducatifs à travers les radios locales et communautaires.

Cette orientation intervient alors que l’épidémie continue d’évoluer en Ituri. Selon les dernières données de l’Organisation mondiale de la Santé au 12 août, 28 des 36 zones de santé de la province étaient concernées par l’épidémie, dans un contexte de transmission toujours intense.

Dans ce contexte, la protection des élèves et des enseignants, le maintien des apprentissages et la capacité des établissements à s’adapter à l’évolution du risque constituent des enjeux majeurs à l’approche de la rentrée.

Cette orientation du Gouvernement est saluée par Jacob Asimwe Matali, acteur politique de l’opposition républicaine. Il estime toutefois que le maintien de la rentrée doit impérativement être accompagné de mesures concrètes permettant de protéger les élèves, les enseignants et leurs familles.

Il préconise notamment la mise en place d’une cartographie régulièrement actualisée des risques afin de permettre aux établissements scolaires d’adapter leur fonctionnement à l’évolution de la situation : maintien des cours en présentiel dans les zones à faible risque, renforcement des mesures sanitaires dans les zones intermédiaires et recours à des modalités d’enseignement alternatives dans les zones fortement exposées.

Jacob Asimwe Matali insiste également sur la nécessité de doter gratuitement les écoles situées dans les zones à risque en eau, savon, dispositifs de lavage des mains et thermoflashs, ainsi que de renforcer les mécanismes permettant l’identification et l’orientation rapides des cas suspects.

Il appelle par ailleurs à anticiper la mise en œuvre de l’enseignement à distance annoncé par les autorités, notamment à travers la distribution, avant le 1er septembre, des supports pédagogiques dans les zones les plus isolées et le renforcement des programmes éducatifs diffusés par les radios locales et communautaires.

Pour cet acteur politique, la préparation des enseignants constitue également un élément essentiel. Il plaide pour leur formation sur la maladie à virus Ebola, les mesures barrières et la conduite à tenir devant un cas suspect, afin qu’ils puissent assurer leur mission dans les meilleures conditions de sécurité.

Jacob Asimwe Matali demande enfin au Gouvernement de communiquer régulièrement sur la situation de la rentrée scolaire dans les zones affectées, notamment sur les établissements fonctionnant en présentiel, ceux ayant adopté des modalités alternatives d’enseignement et les mesures sanitaires effectivement disponibles sur le terrain.

« Nous sommes attachés à la continuité de l’éducation, mais aucune année scolaire ne vaut la perte d’une seule vie d’enfant », soutient-il.

Il appelle ainsi les autorités à veiller à ce que les orientations annoncées par le ministère de l’Éducation nationale soient effectivement traduites en mesures concrètes dans les écoles, particulièrement dans les zones de l’Ituri où le risque épidémiologique demeure élevé.

Rédaction

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