Une salle d’isolement du Centre de Santé de Lingo, située dans la Zone de Santé de Nizi, en chefferie de Bahema Baguru, territoire de Djugu, a été incendiée dans la nuit du 19 au 20 août 2026 par des personnes non encore identifiées.
Réagissant à cet incident, Jacob Asimwe Matali, acteur politique de l’opposition républicaine, déplore avec fermeté la destruction de cette infrastructure sanitaire construite avec l’appui de l’ONG MEDAIR.
Pour cet acteur politique, cet incendie intervient dans un contexte où les populations de la région font déjà face à d’importants défis sanitaires. Il estime que les infrastructures de santé doivent être considérées comme des biens essentiels à la protection et à la survie des communautés.
La salle incendiée servait notamment à l’isolement et à la prise en charge des patients, tout en contribuant à la protection du personnel soignant et de la population. Sa destruction constitue ainsi, selon Jacob Asimwe Matali, une perte importante pour les habitants de la Zone de Santé de Nizi.
Face à cette situation, il appelle les autorités compétentes à diligenter une enquête sérieuse et indépendante afin de déterminer les circonstances de l’incendie, d’identifier les auteurs et de les traduire en justice conformément à la loi.
Il invite également les autorités sanitaires, les partenaires humanitaires et les organisations intervenant dans la Zone de Santé de Nizi à prendre des dispositions pour réhabiliter ou remplacer rapidement l’infrastructure détruite, afin d’éviter une interruption durable des services sanitaires destinés à la population de Lingo.
« La santé de nos populations ne doit pas devenir une victime des actes de destruction », souligne-t-il, estimant que chaque infrastructure sanitaire revêt une importance particulière dans une zone confrontée à de nombreux défis.
Jacob Asimwe Matali réaffirme par ailleurs son appel à la protection des infrastructures sanitaires, des populations et des biens d’intérêt communautaire. Il exhorte enfin les habitants à rester vigilants et à collaborer avec les autorités afin de contribuer à l’identification des personnes impliquées dans cet acte.
Rédaction