C’est ce lundi, 17 novembre 2025 que ce sont ouvertes les audiences foraines autour du dossier opposant le ministère public aux présumés criminels, repérés et maîtrisés en ville de Bunia après des cas d’assassinat, dans la commune Mbunya. Il s’agit notamment des assassinats au quartier Yambi Yaya et à l’établissement Toulouse en face de l’Epo-Ville aux mois Juillet et Août derniers.
Les présumés auteurs de ces actes, ayant secoué la ville pendant au moins une semaine, étaient mis aux arrêts quelques jours plus tard, alors que la désolation plantée dans le chef de la population résonnait encore comme une nouvelle plaie sans soins. Mais finalement les habitants peuvent espérer savoir les issues de ce dossier, au regard notamment des morts enregistrés.
Au total 12 personnes dont des militaires et des femmes se sont présentées devant la barre ce lundi, 17 novembre pour le premier jour des audiences organisées par la cour militaire de l’Ituri. L’identification des prévenus et l’instruction des dossiers étaient les principales préoccupations de ce jour.
Jacques Pelé, président du conseil urbain de la jeunesse de Bunia salue la tenue de ces procès et ne jure que d’une justice qui doit être faite pour punir les auteurs de ces tueries sans précédent, afin de relancer la collaboration entre l’État et la population.
«il faut que la justice fasse son travail normalement et que les coupables soient punis d’une manière exemplaire, pour montrer aux autres qui peuvent encore essayer de troubler notre ville», recommande Jacques Pelé qui dit attendre une justice juste, équitable et qui dira le droit.
Dans un mode opératoire incompris, ces inciviques ont tiré à bout portant sur 17 personnes le 30 Juillet dernier à Yambi Yaya, vers l’établissement de massage Sauna. Trois personnes sont sorties mortes, alors que les 14 autres ont été blessées grièvement. Cinq jours après, soit le 4 Août, six autres civils ont été victimes de même acte vers l’établissement Toulouse en face de l’Epo-Ville. Ici, l’on a enregistré 1 mort et 4 blessés.
Le jugement des auteurs de ces tueries marquera un écho important dans la répression contre la violence et l’insécurité urbaine à Bunia.
Moïse Ulang’u