Mambasa : « les coups de feu sont partis de 18 heures à 4 heures du matin, beaucoup de personnes sont mortes brûlées,… », témoigne un habitant de Babesua

par lavoixdelituri

Des présumés rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF-NALU) sont devenus actifs ces derniers jours dans les chefferies de Bombo et Bandaka, en territoire de Mambasa. Après leurs exactions à Muchacha dans le Bombo, la nuit du 11 au 12 mars, l’ennemi vient de faire son entrée à Bandaka.

Déjà à 18 heures, ce lundi 16 mars, la population de Babesua a commencé à entendre des coups de balles de partout. Sans alerte ni défense, les habitants de ce village de Bandaka ne savaient à quel saint se vouer. Plusieurs ont fui dans la brousse, craignant pour leur sécurité.

Dans le village, ces rebelles des ADF-NALU ont tué au moins 19 civils dont les corps sont recensés cet avant-midi, selon des sources locales. Plusieurs victimes ont été brûlées dans une série d’incendies de maisons, de véhicules et de motos.

« C’est maintenant que nous venons de sortir de la brousse, les coups de feu sont partis de 18 heures à 4 heures du matin, et après, ils ont disparu, on ne sait pas où ils sont partis », témoigne un habitant de Babesua, joint au téléphone par un confrère dans la région.

Des sources locales affirment que cette situation cause un ralentissement de la circulation sur la Route nationale numéro 4, axe Mambasa-Kisangani ce mardi.

Ce même lundi 16 mars, vers 17 heures, un activiste des droits de l’homme à Mambasa rapporte une incursion du même ennemi à Alambi, dans la chefferie des Walese Desse, une autre entité de Mambasa. Là-bas, plusieurs civils, des Pygmées et des Batous, parmi eux le chef de cette chefferie, ont été pris en otage. Difficile pour l’instant de connaître leur sort.

Au site minier de Muchacha, cette attaque rebelle, revendiquée par l’État islamique selon le gouvernement congolais, a fait plusieurs dégâts humains, matériels et enlèvements non dénombrés à cause de l’inaccessibilité de la zone. Le centre de Badengaido, proche de ce site minier, est vidé de sa population depuis cet événement.

Dans un message publié il y a trois jours, le gouvernement congolais réaffirmait son engagement à éradiquer ce mouvement terroriste.

Rédaction

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