Le chef de la chefferie des Babila-Babombi, Ernest Masumbuko Asunya, a annoncé la suspension des activités de la synergie de la Société civile Force vive, de la Nouvelle Société civile du Congo et de la Société civile du Congo, dans sa juridiction.
Cette décision est contenue dans une correspondance datée du 20 août 2026, portant l’objet « Suspension des activités ». Le document, adressé notamment aux autorités provinciales et territoriales ainsi qu’aux responsables sécuritaires, fait état de l’indignation du chef coutumier face à ce qu’il qualifie de comportement de certains membres de cette synergie à l’égard de son autorité et de sa dignité.
Dans sa correspondance, le chef de chefferie déplore notamment le refus de répondre à son invitation. Il estime que cette attitude constitue un manque de considération à l’égard de son statut et de sa place au sein de la communauté.
«[•••] Ainsi donc, je trouve opportun de suspendre vos activités jusqu’à la reconnaissance de ma place dans la communauté [•••]», écrit le chef coutumier dans sa décision.
La correspondance a été transmise pour information à plusieurs autorités, notamment le gouverneur de la province de l’Ituri, l’Inspecteur provincial de la territoriale, le chef de Division provinciale de l’Intérieur et Sécurité, l’administrateur du territoire de Mambasa ainsi que différents responsables des services de sécurité à Biakato.
Cette décision intervient dans un contexte où les rapports entre autorités coutumières et certaines structures de la société civile semblent nécessiter davantage de dialogue et de concertation notamment au regard de la situation sécuritaire précaire dans la zone. La suspension annoncée restera en vigueur, selon le document, jusqu’à ce que le chef coutumier estime que sa place et son autorité au sein de la communauté sont reconnues.
En rappel, la synergie de la société civile de Babila Babombi avait décrété deux journées ville-mortes le 3 et le 4 août sans l’aval du chef de la chefferie. Ce qui a créé un climat de méfiance entre les deux cas, visiblement à l’origine de cette décision de l’autorité coutumière.
Rédaction