Quatorze (14) individus, dont onze sujets chinois et trois Congolais, ont été arrêtés pour leur implication présumée dans l’exploitation illégale des minerais dans le territoire de Djugu, en province de l’Ituri.
Ces interpellations s’inscrivent dans une série d’opérations menées depuis 2024 par les services de sécurité dans cette zone en proie à l’insécurité et à la fraude minière.
Présentés officiellement ce mardi 28 avril 2026 devant les autorités provinciales, les suspects sont accusés d’avoir mené des activités minières clandestines en violation de la législation congolaise en matière d’exploitation des ressources naturelles.
Selon les premières informations, ils opéraient en dehors de tout cadre légal, causant ainsi un manque à gagner important pour l’État congolais.
Lors de cette présentation, le gouverneur militaire de la province de l’Ituri a exprimé sa fermeté face à ce phénomène qu’il qualifie «d’infiltration organisée» dans le secteur minier local. Il a appelé la justice à se saisir du dossier avec rigueur et à infliger des sanctions exemplaires aux personnes reconnues coupables.
«[•••]Il est inacceptable que des réseaux illégaux continuent de piller nos ressources naturelles au détriment de la population locale et du développement de la province [•••], a déclaré, le lieutenant-général Jonny Luboya N’kashama, tout en insistant sur la nécessité de restaurer l’autorité de l’État dans les zones affectées.
Cette affaire relance le débat sur la gestion des ressources minières en Ituri, une région riche en minerais mais fragilisée par des conflits armés et des pratiques frauduleuses. Les autorités provinciales réaffirment leur engagement à lutter contre toute forme d’exploitation illicite et à assainir le secteur pour garantir une exploitation bénéfique à la population congolaise.
Rédaction