Ituri : plus de 800 morts enregistrés depuis début 2026 (Gratien Iracan)

par lavoixdelituri

Le député national Gratien Iracan de Saint Nicolas dit avoir dénombré 879 (huit cents soixante dix-neuf) personnes tuées dans la province de l’Ituri depuis le mois de Janvier de 2026. Ceci, à la suite de l’insécurité qui sévit dans cette province, causée par les groupes armés.

Dans ce bilan, il note 179 (cents soixante dix-neuf) morts dans un intervalle du 18 Avril au 11 Mai 2026, dont 70 (soixante dix) signalés seulement en date du 28 Avril en territoire de Djugu.

L’élu de la ville de Bunia dénonce à cet effet le « chaos humanitaire» en province de l’Ituri au stade actuel. C’est notamment dans le site des déplacés de la plaine Savo à Bule, dans le territoire de Djugu, où les déplacés manquent abris, vivres et non vivres.

Lors de son intervention à la plénière de ce lundi, 11 Mai, Gratien Iracan a interpellé le ministre de la justice, présent dans la salle sur les actions judiciaires qui doivent être menées face à ce crime odieux.

«le ministre de la justice qui est ici devrait nous aider à initier des enquêtes par rapport à toutes ces violations, parce que ceux qui sont en train de mourir sont des civils : des enfants, des femmes et parfois des mineurs (•••), il est important de savoir, qui les tue ? Pour quelle raison ? [•••]», se demande ce deputé national.

Cet élu du peuple veut une mission du ministère de la justice, qui devra «parler avec les victimes» pour comprendre ce qui se passe réellement sur terrain, afin d’avoir des vérités sur les actions des mouvements armés à travers la province.

Parlant de la situation des Forces Démocratiques et Alliées, ADF-NALU à Irumu et Mambasa, il a déploré l’infiltration de l’ennemi en dépit du système des renseignements des services de sécurité.

«nous ne pouvons pas comprendre car nous avons des services de renseignements qui sont capables quand même de dénicher comment ces malfrats peuvent entrer dans des centres urbains et ils apportent biens et personnes qu’ils qualifient comme butins de guerre, esclaves sexuels ou les gens qui font le transport pendant que nos services sont sur place», s’alarme-t-il.

Gratien Iracan plaide pour des mécanismes pour protéger la population de l’Ituri, punie par les affres de guerre.

Rédaction

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