La gestion de l’épidémie d’Ebola en Ituri provoque une vive inquiétude. À la suite du décès d’un troisième médecin, l’avocat Me Dramani Pilo Guerschom brise le silence pour dénoncer le manque de protection du personnel de santé.
Après la perte d’un troisième médecin mort au front contre Ebola, la situation des infirmiers et du personnel de soutien est jugée alarmante. Considérés comme les piliers de la riposte, ils sont aujourd’hui qualifiés de « sacrifiés », envoyés sur le terrain sans équipements de protection efficaces. Un constat tragique qui s’appuie notamment sur les derniers messages audio laissés par un médecin décédé récemment, indique Maître Dramani Pilo.
La déclaration cible directement les autorités sanitaires. Il leur est reproché de cacher la vérité du terrain, de minimiser la crise et de publier des statistiques fausses pour protéger des intérêts particuliers.
«Assez des statistiques tronquées et des opérations de communication !», dénonce Maître Dramani Pilo, ancien ministre provincial de l’agriculture.
Face à ce drame, l’État est rappelé à son obligation de protéger ses agents et sa population, a-t-il ajouté.
Pour stopper la propagation du virus et sauver des vies, trois mesures immédiates sont demandées par Pilo Dramani notamment de donner des équipements efficaces aux infirmiers et aux médecins, d’assurer une prise en charge de qualité pour tous les malades, en priorité le personnel contaminé. Il veut aussi le déploiement du personnel adéquat là où les besoins sont les plus urgents.
Rédaction