La tendance peine à être renversée en termes de politique de la distribution équitable des richesses nationales en République Démocratique du Congo. Être politicien ou occuper un poste dans le gouvernement est un pas des pieds au paradis dans ce pays de Lumumba.
Les dépenses dans le budget annuel en RDC, partent plus dans le fonctionnement des institutions, que dans des investissements pour les infrastructures, santé, éducation,… ce qui fait gonfler davantage le ventre des dirigeants, alors que la pauvre contribuable population continue à croupir dans la misère de la pauvreté. De ce fait, la course au pouvoir ou aux postes juteux est une préoccupation de tout le monde. Les anciens donneurs de leçons, une fois au pouvoir, oublient les matières à enseigner et restent ivres d’argent des paisibles citoyens. Les salaires des dirigeants sont vus comme une identité secrète, personne ne veut dévoiler, alors qu’il influence l’intérêt général.
«Quand vous comparez le budget de la présidence de la RDC avec celle de France, cette dernière (pourtant un pays stable) travaille avec 115 millions de $, mais celle de notre pays travaille avec plus de 570 millions de $, c’est cinq fois plus. Si vous prenez par exemple, le salaire d’un député congolais, vaut le salaire de trois députés au Burundi, un salaire d’un magistrat va entrer 26 fois dans celui d’un député, 37 fois celui d’un sénateur», déplore Dieudonné Kasonia, secrétaire permanent du cadre de concertation de la société civile sur les ressources naturelles. Une adresse à la presse à l’occasion d’un cadre d’échange organisé en ville de Bunia à l’intention des étudiants et membres des organisations de la société civile sur un rapport que cette structure a produit sur le trait de vie des institutions de la RDC.

Un pays à des dépassements irraisonnable en violation des lois et principes de finance !

«si on respecte la loi et même les principes de finance, le dépassement ne doit pas excéder 20% (du budget), mais chez nous, nous sommes dans le dépassement de 200 % ou 300%», a-t-il regretté.
D’autres observateurs conseillent une révision de plusieurs textes ayant favorisé des dépenses inutiles. C’est notamment des fonds destinés à payer les anciens dirigeants du pays, pourtant ayant fini leurs mandats, qui du reste ne sont que politique.
Dieudonné Kasonia qui recommande l’appropriation de cette question à toutes les couches, demande que «chacun commence des actions concrètes à son niveau pour que les autorités nous écoutent et qu’on arrive à un changement». La présidence et la cour des comptes sont les institutions principales sur qui, on peut s’appuyer pour changer la donne.
Le cadre de concertation de la société civile sur les ressources naturelles plaide aussi pour la suppression ou réforme du sénat, supression des institutions et structures parallèles, ainsi que la fusion des organismes aux compétences chevauchées.
La gestion des fonds en RDC est une matière d’actualité à débattre. La RDC est un mauvais élève dans la gestion rationnelle de l’argent des habitants. Les initiatives entrepreneuriales sont abattues par des actions politiques, terre choisie pour le merveille, et la population oubliée à son triste sort.
Moïse Ulang’u