Mambasa : une année de réformes et de rigueur sous la houlette du chef de bureau minier André Nengapeta

par Redaction

Un an après avoir pris les rênes du bureau minier du territoire de Mambasa, en province de l’Ituri, Monsieur André Nengapeta dresse un bilan dense, marqué par une série de réformes administratives, une meilleure régulation des activités minières et une volonté affirmée de moraliser un secteur longtemps en proie à la désorganisation.

Au sortir d’une réunion, bilan tenue ce jour avec ses collaborateurs et partenaires institutionnels, Nengapeta a accepté de livrer les grandes lignes de son action.

«[•••] la réunion d’aujourd’hui a porté essentiellement sur le bilan de ma gestion durant cette année au bureau minier. Une année intense, jalonnée d’activités structurantes[•••]», confie-t-il.

Sur le plan organisationnel, le bureau a connu une restructuration interne en profondeur. L’objectif : améliorer la gestion des dossiers, assurer une traçabilité rigoureuse et renforcer la redevabilité.

«Un nouveau système a été mis en place pour suivre efficacement tous les cas, même isolés. C’est un changement de culture administrative », souligne le chef de bureau.

En matière de gestion des ressources humaines, des efforts notables ont été consentis. Grâce à la rétrocession financière, les conditions de travail ont été améliorées, et des primes de performance ont été introduites pour motiver les agents.

«Nous avons récompensé l’assiduité, l’esprit d’équipe et le mérite, parce que c’est ainsi qu’on construit une administration efficace», précise monsieur André Nengapeta.

L’une des priorités de l’année a été la vulgarisation des textes légaux auprès des opérateurs miniers.

«Nous avons sensibilisé les titulaires de droits miniers – que ce soit pour la recherche, l’exploitation ou la commercialisation – sur leurs responsabilités légales», indique-t-il.

Cette campagne a permis, selon lui, de réduire sensiblement les pratiques illégales et les exploitations irrégulières.

Autre point marquant du bilan : l’accroissement significatif des recettes publiques issues du secteur minier. Grâce à une meilleure collaboration avec les opérateurs et une traçabilité accrue, les recettes locales reversées à la province de l’Ituri via la DGRPI, ainsi qu’au trésor public via la DGRAD, ont triplé, selon les constats du chef de bureau. Un résultat salué comme un tournant dans la fiscalité minière locale.

Le chef de bureau a également mis en lumière la synergie avec d’autres services de l’État, notamment l’environnement et les unités de sécurité. Toutefois, il reconnaît que certains défis demeurent, notamment dans la gestion des produits de carrière comme le sable, le gravier ou l’aterité.

«Ces activités étaient mal encadrées. Nous voulons désormais les canaliser dans le respect des textes qui régissent le secteur minier», affirme-t-il avec fermeté.

En conclusion, Monsieur Nengapeta lance un appel à la mobilisation de tous : agents, opérateurs miniers et communautés locales.

«Je demande à tous ceux qui me suivent de continuer à me prêter main forte pour réduire davantage l’exploitation minière anarchique qui, autrefois, gangrenait Mambasa. Aux communautés locales, je demande de cultiver une disposition favorable au dialogue afin d’éviter l’émergence de nouveaux conflits», déclare-t-il, confiant mais réaliste.

Après douze mois d’un mandat marqué par l’action, la rigueur et le dialogue, M. André Nengapeta s’inscrit dans une dynamique de continuité, avec pour boussole : le développement durable et responsable du secteur minier à Mambasa.

Néhémie Paluku

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