La chefferie de Babila Bakwanza est une nouvelle fois endeuillée par un meurtre brutal. Un jeune opérateur minier, Kasereka Adalbere, affilié à la société CONORIE Mayuano, a été abattu ce lundi soir par des hommes armés non identifiés, dans le village de Mayuano, sur la RN44 axe Mambasa–Makeke, dans le groupement de Babila Bapwele.
Selon les témoignages recueillis sur place, la victime regagnait son domicile lorsqu’elle a été attaquée par des assaillants armés. Ces derniers lui ont tiré plusieurs balles à la poitrine, à la jambe et au dos avant de s’emparer de sa mallette contenant de l’argent, de l’or et un téléphone portable.
Malgré son évacuation en urgence vers une structure de santé locale, Kasereka Adalbere a succombé à ses blessures. Son corps doit être rapatrié ce mardi dans sa province d’origine, au Nord-Kivu, pour les obsèques.
Ce meurtre intervient moins de 24 heures après un autre cas de vol à main armée enregistré dans la même entité. Pour la jeunesse locale, cette recrudescence des attaques illustre une insécurité persistante qui plonge la population dans la peur et le deuil.
Dans une déclaration rendue publique, le président de la jeunesse de la chefferie de Babila Bakwanza, Vincent Telamboli Alomba, a fermement condamné ce crime et lancé plusieurs appels :
Aux services de sécurité : ouvrir des enquêtes sérieuses pour identifier et traduire en justice les auteurs de ce meurtre.
Aux autorités : renforcer immédiatement les mesures sécuritaires dans la région pour protéger les populations.
À la jeunesse de Mayuano : rester vigilante et collaborer avec les autorités en signalant tout mouvement suspect.
À la société civile : organiser une marche pacifique et décréter une journée « ville morte » afin de pousser les autorités à assumer pleinement leur responsabilité de protection des citoyens.
La jeunesse alerte également sur la circulation incontrôlée des armes dans la zone de Mayuano, un phénomène qui, selon elle, se développe dans une indifférence totale des autorités locales et sécuritaires.
Rédaction