La société civile, cellule de Bafwambaya Pk47 située en chefferie de Bombo dans le territoire de Mambasa, province de l’Ituri monte au créneau pour dénoncer avec force les abus auxquels se livre Madame Mimi Biriemane Aore, administratrice du foyer minier, selon cette structure citoyenne, dénommé Libreville, un site d’exploitation de l’or situé à presque 10 kilomètres à l’Est de la RN 25.
Dans une lettre qui date du 19 juin 2025, signée par Engameza Abalipate Augustin, président des forces vives locales, dont une copie est parvenue lavoixdelituri.net, il s’indigne des comportements affichés par la présumée propriétaire de Libreville.
C’est notamment la collecte d’une cotisation obligatoire évaluée à 18 mille dollars auprès des orpailleurs artisanaux sous prétexte « de rassembler ledit montant pour compenser les efforts des autorités provinciales impliquées dans la résolution pacifique du conflit foncier qui a opposé dernièrement ce site minier aux carrières avoisinantes », ensuite l’obligation de tous les opérateurs miniers locaux de payer 50$ comme garantie sécuritaire contre les bandits à main armée qui effectuaient des assauts réguliers dans cette zone, enfin, orchestrer une tracasserie fiscale envers ses opérateurs économiques, traffic d’influence, arrestations arbitraires et destructions méchantes des propriétés des opérateurs économiques.
Le représentant de la cellule de la société civile de Bafwambaya Pk47 plaide auprès de sa hiérarchie de saisir les instances judiciaires provinciales compétentes en vue de mettre sur pied des mécanismes d’investigation pour que l’incriminée puisse répondre de ses actes et remettre les victimes dans leur droit.
« [ …] Demandons à notre Coordination de rappeler à chaque compétence et instance judiciaire de reconsidérer la situation faisant l’objet de ce rapport en charge de l’honorable et administratrice du foyer minier de Libreville afin de diligenter des enquêtes derrière ces bévues commises par cette dame arrogante sans foi ni loi afin de renforcer la confiance de la population vis-à-vis de la justice et que chacun d’entre les victimes se retrouve remis dans ces droits et que l’impunité ne puisse élire domicile chez nous [ …]», peut-on lire dans le document.
Contactée par lavoixdelituri.net ce 05 juillet 2025, Madame Mimi Biriemane Aore, réfute l’allégation selon laquelle elle serait administratrice du foyer minier de Libreville moins encore fonctionnaire du service public de l’état.
Tout en précisant être représentante et l’épouse de Philippe Makasi, notre personne ressource rejette en bloc tous les griefs mis à sa
charges tout en mettant en garde ses détracteurs.
« […] Je préviens mes plaignants de préparer toutes les pièces à convictions qui étayent les allégations de cotisation obligatoire auprès des orpailleurs de 18 mille dollars américains y compris la collecte forcée de 50$ par opérateur économique et bien d’autres faits qui me sont imputés.
Je sais qu’il ne s’agit là que ces actions constituent des véritables velléité de règlement de compte car certains d’entre le staff de cette cellule de la société civile forces vives de Pk47 sont mécontents d’avoir été écartés comme agents du foyer minier de Libreville , a-t-elle martelé […] », a-t-elle déclaré.
Tout en se félicitant d’avoir démantelé le réseau maffieux qui opérait dans ce site minier, notre interlocutrice appelle tous les orpailleurs et opérateurs économiques de Libreville de garder le calme et surtout de vaquer librement à leurs occupations quotidiennes.
«[•••] Je lance un message pathétique à tous mes orpailleurs et opérateurs économiques à garder leur apaisement et à vaquer normalement à leur occupation.
Toutefois, j’estime pour moi que le staff de la société civile locale n’est pas neutre et impartial car elle ne travaille pas pour l’intérêt de la population[•••]», a-t-elle ajouté.
Le dossier pourra se poursuivre à la justice pour décanter la situation.
Archange-Robert Beabo depuis Nia-nia