Les violences armées persistent dans le territoire de Mambasa, en province de l’Ituri. Dans la nuit du dimanche 27 au lundi 28 septembre 2026, aux alentours de 22 heures, des présumés rebelles des ADF/MTM ont perpétré une attaque sanglante dans le village de Bandisende, situé au sein du groupement Babombi, dans la chefferie de Babila-Babombi.
Selon le communiqué rendu public ce lundi par la Coordination de la Société Civile Forces Vives du territoire de Mambasa, l’incursion a coûté la vie à un civil. Une autre personne a été grièvement blessée au cours des affrontements.
En plus de ce bilan humain tragique, les assaillants ont incendié plusieurs habitations ainsi que des boutiques avant de s’évanouir dans la végétation dense environnante.
La structure citoyenne, représentée par son coordonnateur Mungeni Yuma Imurani, a rapidement présenté ses condoléances aux familles éprouvées tout en souhaitant un prompt rétablissement à la personne blessée.
Face à la répétition de ces attaques qui plongent la population dans le deuil, la société civile estime que la stratégie de riposte doit impérativement s’adapter. La capacité des assaillants à se dissimuler au cœur des massifs forestiers constitue aujourd’hui le principal obstacle aux opérations de sécurisation.
Pour contourner ce défi, la société civile lance un appel pressant au Gouvernement central ainsi qu’aux autorités provinciales pour doter les FARDC de moyens plus modernes. Elle préconise notamment le déploiement rapide de drones de surveillance afin d’accroître les capacités de renseignement, ainsi que l’engagement de moyens aériens adaptés pour repérer et frapper les positions ennemies avant qu’elles ne passent à l’action.
À Bandisende et dans les localités voisines, l’inquiétude demeure vive parmi les habitants qui craignent de nouvelles exactions. La société civile insiste sur l’urgence pour les autorités compétentes de prendre des mesures sécuritaires immédiates afin de protéger les civils et d’éviter de nouvelles pertes en vies humaines dans cette partie de Mambasa.
Rédaction