C’est dans le but de sensibiliser l’humanité non seulement à la richesse des espèces végétales et animales, mais aussi à leur protection, que les Nations Unies ont créé depuis 1993, la journée internationale de la biodiversité et adoptée officiellement le 22 Mai 2000. Une journée qui intervient au regard des enjeux de l’heure, marqués par la perte et la dégradation de plusieurs espèces vivantes sur terre.
La biodiversité, qu’est-ce ?
Pour le Chef de Travaux François Malemba, la biodiversité englobe toutes formes de vie et toutes formes de zones servant de l’habitat à des formes de vies naturelles ou domestiques. En d’autres termes, elle désigne toutes les espèces de flores et de faunes que nous connaissons, résultats du changement naturel au cours du temps géologique, et comme produit de la manipulation par l’homme, y compris leur organisation et leur interaction. Dans le monde entier, il y a environ 30 millions d’espèces vivantes, mais peu seulement sont inventoriées.

En RDC, la diversité biologique connaît une perte. Pourtant un État richement béni en ressources naturelles, le pays observe actuellement une réduction significative et/ou la disparition de ses espèces dont certaines, rares dans le monde.
Le CT François Malemba, chef de département de Géographie et Gestion de l’Environnement à l’ISP-BUNIA avance quelques causes de cette perte :
«[•••] en RDC, toutes les aires protégées sont occupées par des bandes armées, ils s’abattent sur les animaux, des plantes,… il y a aussi des braconniers qui pourchassent les animaux dont le pachydermes chez qui on vise des produits des aphrodisiaques [•••]», a-t-il dit.
Il ajoute que l’utilisation sélective des espèces, la croissance ou la pression démographique, menace contre les poissons mammifères,… sont autant de causes de cette réduction des espèces vivantes RD Congolaises.
«[•••] quand on cherche des bois pour en faire des bois d’œuvre, on ne cherche que le bois rouge dont Antandafagme Utile, Caya Atoteka, Antandafagme Cylindriku, c’est comme ça qu’ils disparaissent même en forêt ; à Bunia, selon une étude, à 1936, il y avait 800 habitants, mais aujourd’hui il y en a plus d’un million, avec ces un million de personnes qui s’abattent sur la biodiversité, vous voyez comment il y a une pression sur les plantes et les animaux ? ; Le lac Albert était considéré comme le lac le plus poissonneux au monde, mais aujourd’hui on n’en parle pas, car on a utilisé des engins et des matériels prohibés, à tel point que plusieurs espèces ont disparu[•••]», a renchérit le Chef de Travaux François Malemba.

Il plaide pour la protection de la biodiversité d’une part et la restauration des ressources naturelles renouvelables d’autre part en vue d’épargner le pays et l’humanité des conséquences notamment les changements climatiques qui frappent la planète à ce jour, résultat d’une augmentation de la température terrestre suite notamment à la réduction de la forêt,…
Signalons le, la République Démocratique du Congo compte selon des inventaires, près de 751 mille insectes, 41 mille vertébrés, un million 700 mille espèces de papillons, 1 086 espèces d’oiseaux, au-delà des invertébrés, carnivores, champignons, plantes et autres.
Moïse Ulang’u