Ituri : Mambasa de nouveau endeuillé par des ADF, 18 morts et plusieurs disparus à Mambembe​

par lavoixdelituri

La terreur a de nouveau frappé le territoire de Mambasa, en province de l’Ituri. Ce mercredi 22 juillet 2026, les rebelles terroristes des Forces Démocratiques Alliées (ADF) ont perpétré un massacre sanglant dans le groupement Mambembe, situé dans la chefferie de Babila Babombi, ciblant particulièrement des sites d’orpaillage.

​Une attaque ciblée contre les civils et les orpailleurs
​Selon des sources locales et des acteurs de la société civile sur place, l’incursion s’est déroulée dans la localité de Njiapanda/Bella. Les assaillants ont surpris les orpailleurs en pleine activité dans les carrés miniers situés à l’ouest de cette agglomération.

​L’ennemi serait venu du village de Masau, une zone limitrophe située dans le territoire voisin de Beni (Nord-Kivu), peu de temps après avoir mené une autre attaque meurtrière à Mununze la semaine dernière. ​Le bilan provisoire fait état d’au moins 18 personnes sauvagement tuées.

Parmi les victimes figure une femme qui a succombé à ses graves blessures ce jeudi dans une structure sanitaire de Mangina. Outre les pertes en vies humaines, de nombreux civils, principalement des cultivateurs et des orpailleurs, ont été pris en otage par les assaillants.

​Après le massacre de Njiapanda/Bella, les terroristes ne se sont pas arrêtés. Dans la journée de mercredi, ils ont progressé vers Manzia, un village du groupement Bangole. Des sources concordantes rapportent que la cheftaine locale aurait été sauvagement exécutée par ces sanguinaires.

​Ce jeudi à mi-journée, l’ennemi a poursuivi sa trajectoire vers l’Est, traversant en direction de Lukaya avec un nombre important de captifs et des biens pillés.

​Face à cette menace grandissante, la panique s’est emparée des populations locales. Un mouvement massif de déplacement est observé : des milliers de familles fuient la zone pour trouver refuge vers des agglomérations jugées plus sécurisées, notamment Mangina, Beni et Butembo.

​Devant la facilité avec laquelle les assaillants se déplacent et endeuillent la région, les voix de la société civile s’élèvent pour exiger une réaction ferme des Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC).

​« L’armée doit impérativement changer son système de guerre. L’ennemi se balade et tue les civils sans s’inquiéter », alerte la société civile locale.

​Dans un communiqué officiel, l’APDEF (Association pour la Promotion des Droits des Enfants et des Femmes Vulnérables – Mambasa), par la voix de son coordonnateur territorial Ram’s Malikidogo, tire la sonnette d’alarme sur le drame humain et humanitaire en cours et appelle les autorités militaires à intensifier la traque contre ces terroristes pour protéger les populations civiles sans défense.

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