L’état critique des infrastructures routières dans la ville de Bunia, chef-lieu de la province de l’Ituri, suscite une vive inquiétude au sein de la population. Ce mardi 21 juillet, Olivier Bahati Nguna, conseiller communal de la commune de Nyakasanza, est monté au créneau lors d’une déclaration accordée à la presse, pour dénoncer l’inaction des autorités face au délabrement de plusieurs ouvrages stratégiques.
Au cœur des préoccupations figure notamment le pont Matete, un axe névralgique qui assure la liaison essentielle entre les quartiers Saio et Ndibe, sur l’avenue Tchopo. Selon le conseiller communal, la dégradation de cet ouvrage met directement en danger la sécurité des riverains et la fluidité des transports locaux.
« Dans la commune de Nyakasanza, près de 90 % des ponts sont dans un état critique, à commencer par le pont Matete. Aujourd’hui, la population se demande si un gouvernement existe encore à Bunia. Il n’y a même plus de garde-fous. Les enfants, pour aller à l’école, sont directement exposés aux dangers », a déploré Olivier Bahati.
Outre les risques d’accidents de la circulation, cette défaillance des infrastructures pèse lourdement sur la sécurité des quartiers environnants, tels que Sukisa. Selon M. Bahati, les forces de l’ordre rencontrent d’immenses difficultés pour intervenir rapidement en cas d’urgence.
Les patrouilles de la police perdent un temps précieux et contournent le pont Muchanga ou Tonglet pour accéder de l’autre côté de Sikisa, ce qui pénalise les opérations d’intervention policière en cas de l’insécurité.
Alors que la population continue de s’acquitter des taxes locales, le silence des services de la mairie suscite de l’incompréhension et de la colère. Face à ce qu’il qualifie de silence radio de la part du maire de la ville, le conseiller Bahati appelle à une réaction au plus haut niveau.
Il sollicite l’implication personnelle et urgente du Gouverneur militaire de la province de l’Ituri afin d’ordonner la réhabilitation immédiate du pont Matete et des autres ouvrages menacés, avant qu’un drame ne se produise.
Moïse Ulang’u