Ituri : la menace d’arrêt de travail au CTE de Tchomia fait craindre des conséquences sur la riposte contre Ebola

par lavoixdelituri

Les prestataires du Centre de traitement d’Ebola (CTE) de la zone de santé de Tchomia sont montés au créneau pour réclamer le paiement de leurs arriérés de salaire couvrant les mois de mai, juin, août et septembre 2026.

Exprimant leur mécontentement à travers des banderoles et un mémorandum lu le vendredi 24 octobre 2026, ces agents dénoncent le non-paiement de leurs rémunérations, malgré les risques auxquels ils affirment être exposés quotidiennement dans le cadre de la riposte contre l’épidémie d’Ebola.

Ils appellent le gouvernement congolais, les autorités compétentes ainsi que les différents partenaires à intervenir urgemment afin de trouver une solution durable à leurs revendications.

« Nous réclamons notre droit. Que le gouvernement réagisse ipso facto. Nous nous sacrifions pour la population, nous avons abandonné nos maisons et nous nous exposons au jour le jour. Nous demandons aux autorités de prendre conscience de notre situation, car notre objectif est de trouver une solution durable par une voie pacifique », ont déclaré les prestataires.

Dans leur mémorandum, les agents réclament une réponse rapide à leurs revendications. Ils préviennent qu’en l’absence d’une solution dans le délai de 48 heures accordé qui sera épuisé ce lundi 26 octobre, ils pourraient prendre des mesures susceptibles de compromettre la continuité des soins aux patients pris en charge au CTE.
Cette menace suscite des inquiétudes quant aux conséquences possibles sur la prise en charge des malades et sur les efforts déployés pour contenir l’épidémie dans cette partie de la province de l’Ituri.

Au-delà des arriérés de salaire, les prestataires congolais s’interrogent également sur ce qu’ils considèrent comme une différence de traitement entre eux et leurs collègues ougandais travaillant dans le même contexte.
Selon leurs déclarations, les prestataires ougandais seraient régulièrement et rapidement rémunérés, contrairement à eux.

« Nous sommes ici avec ceux de l’Ouganda, mais eux sont bien payés et cash. Nous demandons vraiment au gouvernement congolais et aux différents partenaires de réagir rapidement », ont-ils indiqué.

Ces affirmations traduisent le sentiment d’injustice exprimé par les agents congolais, qui demandent aux autorités et aux partenaires concernés de se pencher sur leur situation.

Cette situation intervient alors que la zone de santé de Tchomia avait enregistré, selon les informations rapportées, 21 jours sans nouveau cas positif d’Ebola. Cette évolution constituait un signal encourageant dans les efforts de lutte contre l’épidémie en Ituri.
Toutefois, les revendications salariales des prestataires font craindre une perturbation des activités de prise en charge et, plus largement, des efforts de riposte.

Une résolution rapide de ce différend apparaît donc importante pour préserver la continuité des soins et permettre aux équipes de poursuivre leurs activités dans des conditions appropriées.

À ce stade, aucune réaction des autorités ou des partenaires concernés n’est rapportée concernant ces revendications.

Rédaction

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