Ituri : de l’Ouganda, un retour malheureux des congolais au littoral du lac Albert

par Redaction

Plusieurs congolais s’étaient réfugiés en Ouganda ces dernières années au regard des conditions sécuritaires instables en province de l’Ituri. Un départ au risque de noyade dans le lac Albert, Dieu merci, beaucoup y sont arrivés. Dès lors, des camps à Changwali,… leur ont été réservés et les assistances étaient pendantes jusqu’à mai 2025.

À partir du mois de mai 2025, l’on a signalé une crise due à la suspension d’assistances humanitaires dans des camps de réfugiés, ce qui pousse ces congolais à faire un come-back à la maison.

La coordination de la protection civile en province de l’Ituri, affirme que ces réfugiés en provenance de l’Ouganda se concentrent à Tchomia et environs, dans le territoire de Djugu, et à Kasenyi, dans l’autre territoire d’Irumu. Un retour cauchemardesque au regard de non et/ou difficulté accessibilité de leurs entités d’origine, qui sont : Nyamamba, Joo, Mbogi, Kafe, Torges, Retso, Gbii, Dii, Landru, Dhendro et autres, se trouvant soit dans la chefferie des Bahema Banywagi, soit dans celle des Bahema Nord en territoire de Djugu.

Sans abris, ni articles ménagers essentiels, ces retournés, les uns s’installent dans les familles d’accueil, les autres dans des sites de déplacés internes existants à Nyamusasi et à Kasenyi. Certains autres dans leurs maisons jadis abandonnées.

Robert Njalonga, coordonnateur de la protection civile en province de l’Ituri, indique qu’«à plus d’assistances holistiques sollicitées pour ces retournés, faisant suite au contexte sécuritaire dans le littoral, le suivi et contrôle aux frontières s’averent important au risque d’infiltration des ennemis de la paix».

«il est impérieux de sensibiliser les retournés afin que ces derniers (surtout les jeunes) ne se laissent pas manipuler pour intégrer le groupe armé actif dans la zone littorale mais au contraire de se concentrer à la vie de réinsertion, stabilisation et de relèvement communautaires», ajoute Robert Njalonga.

Ces retournés viennent s’ajouter aux milliers des personnes vulnérables (ayant fui soit, les affres de guerre, soit la montée des eaux du lac Albert), hébergées dans des sites en Ituri, parfois sans assistance humanitaire.

Moïse Ulang’u

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