Ituri : À Boga,le CICR s’active dans la lutte contre les violences sexuelles en temps de conflits

par Redaction

Le Comité International de la Croix Rouge, CICR sous délégation de Bunia s’active dans la lutte contre les violences sexuelles en temps de conflits en province de l’ituri. C’est dans ce cadre qu’une délégation de cette organisation humanitaire séjourne depuis le jeudi 19 juin 2025 à Boga, chef-lieu de la chefferie des Bahema Boga en territoire d’Irumu.

Audrey Eprinchard, Cheffe d’équipe protection à la sous délégation de Bunia du Comité International de la Croix Rouge, CICR a indiqué que le CICR engage des dialogues avec les porteurs d’armes étatiques et non étatiques dans le cadre d’élimination de violences sexuelles en temps de conflits.

«Nous, étant que CICR on se concentre surtout sur les violences sexuelles qui sont commises par les porteurs d’armes qu’ils soient étatiques ou non étatiques. On va s’entretenir avec les communautés pour comprendre quelles sont les dynamiques dans la zone et aussi recueillir les témoignages potentiels de membres de leurs familles, de leurs communautés. Et ces témoignages sont recueillis dans la confidentialité parceque pour nous, l’objectif est de protéger les personnes victimes survivantes de violences sexuelles, et ensuite ces actes sont portés à la connaissance des porteurs d’armes avec lesquels le CICR entretien un dialogue, dialogue confidentiel et bilatéral», a-t-elle indiqué.

Elle a également ajouté que des formations sur le droit humanitaire international sont organisées pour favoriser un changement de comportement sur les questions de violences sexuelles en temps de conflits.

«On peut renforcer les connaissances par les formations en droit international humanitaire qui émane du mandat du CICR avec des modules spécialisés sur la question des violences sexuelles pour renforcer la sensibilisation et prévenir ces actes dans le futur ainsi que favoriser un changement de comportement au niveau des porteurs d’armes».

Pour l’accompagnement de victimes, surtout celles de viols, une prise en charge est faite dans les 72 heures pour prévenir certaines maladies, a poursuivi notre source.

«Pour les victimes de violences sexuelles, notamment les viols ,il y a un accès aux soins de santé dans les 72 heures afin de prévenir certaines maladies,les grossesses non désirées et autres conséquences liées à ces actes».

Le CICR s’active pour un engagement à combattre la stigmatisation mais aussi soutenir les victimes et les survivant(es).

Joseph Kisuki

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