Des morts, des blessés, des maisons incendiées, des biens pillés,… c’est ce qu’on vit en Ituri depuis plus de 8 ans. Des médiations ont été menées, des opérations aussi, des actes d’engagement ont été signés, mais la paix est allée jusqu’où pour ne pas revenir ? Le désespoir et la déception ont finalement gagné le terrain chez les victimes.
«[•••] toutes les missions parlementaires, gouvernementales sur l’état de siège en passant par la fameuse table ronde pour évaluer l’état de siège instauré par le chef de l’état n’ont été que la poudre aux yeux et ont tout simplement roulé les ituriens dans la farine[•••]», regrette le Docteur Vital Tungulo, vice-président de groupe de 5 communautés dites victimes de l’insécurité en Ituri (G5-A), qui s’est exprimé, le lundi, 10 Février, face à la responsabilité du gouvernement dans la protection des civils.
Vital Tungulo pointe également l’appareil judiciaire congolais. Pour lui, « la justice congolaise autrefois présentée comme malade, en Ituri elle est tout simplement inexistante. Elle laisse en liberté les auteurs des crimes et traque par contre les dénonciateurs de ces crimes. Quelle honte ! ».
Le G5-A se demande si « le très médiatisé ministre de justice, n’est-il pas au courant des massacres en répétition en Ituri ou bien ces innocents qui meurent ne sont-ils pas congolais au même titre ceux des autres provinces ? »
Il s’est prononcé au début de cette semaine, où il a déploré l’inertie de la Cour Pénale Internationale qui, selon lui, depuis sa saisine à 2022 n’a jamais diligenté ses enquêtes en Ituri et le procureur est seulement attiré par les violences en cours au Nord Kivu.
«[•••] le G5-A se demande si les personnes massacrées depuis 2017 en Ituri sont des animaux pour que la CPI reste indifférente[•••]», a conclu le Docteur Vital Tungulo.
Rédaction