Les activités sont restées totalement paralysées la journée de ce mardi 3 novembre 2026 dans le carré minier d’Officier à Sambia, un village de la chefferie de Wando, en territoire de Dungu (province du Haut-Uélé). À l’origine de cette tension, le meurtre par balles d’une femme au cours de manifestations violentes.
Le drame s’est produit lors de l’intervention de la Police Nationale Congolaise (PNC), venue réprimer la colère d’une communauté qui protestait contre une autre pour non-assistance à personne en danger, après le décès à l’hôpital de l’un de ses membres. Au cours de cette émeute, plusieurs maisons de commerce appartenant aux membres de la communauté mise en cause ont été réduites en cendres et des biens de valeur vandalisés.
Pour tenter de rétablir l’ordre et disperser les manifestants, les éléments de la police ont fait usage de tir de sommation.
Malheureusement, l’une des balles a atteint mortellement une manifestante à la tête, tuée sur le coup. Ce décès tragique a davantage envenimé la situation, entraînant une paralysie générale des activités dans cette contrée.
Interrogé par nos confrères de la radio Soso ya Mboka FM de Durba (territoire de Watsa), Djibo, représentant du comité de la communauté doublement affectée, a confirmé l’incident tout en dénonçant les conditions de travail auxquelles font face ses membres, souvent employés par les commerçants locaux.
« Les membres de ma communauté sont fâchés contre les patrons de nos entités, qui ne paient pas leurs employés conformément au contrat signé à l’expiration des six mois convenus, et surtout les abandonnent à leur triste sort lorsqu’ils tombent malades pendant qu’ils sont à leur service », a-t-il déclaré.
Tout en confirmant le retour progressif au calme, le représentant a lancé un appel à la retenue et au civisme à l’endroit de ses ressortissants.
« J’invite tous les membres de ma communauté à préserver la paix dans le milieu et à éviter de plonger dans des comportements de nature à ternir notre image, tels que le vol ou le banditisme. Chacun doit privilégier les raisons qui justifient sa présence ici. Nous sommes venus chercher un capital susceptible de nous permettre de nous organiser une fois de retour dans notre terroir. Mais avant cela, nos patrons doivent apprendre à nous payer convenablement, à nous prendre en charge en cas de maladie et à se séparer de nous à l’amiable », a-t-il exhorté.
Aux dernières nouvelles, les autorités locales ont pris toutes les dispositions nécessaires pour l’inhumation des deux victimes, permettant ainsi le rétablissement du calme dans la zone.
Archange-Robert BEABO