Insécurité au Nord-Kivu : la société civile condamne et recommande

par Redaction

Depuis près de trois décennies, la province du Nord-Kivu, située dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), est le théâtre d’une violence endémique marquée par des déplacements forcés, des massacres, des violences sexuelles, et des traumatismes profonds. Face à cette situation critique, les coordinations de la société civile des villes de Beni et de Butembo, ainsi que des territoires de Beni et de Lubero, ont décidé de rompre le silence pour dénoncer l’insécurité persistante et proposer des pistes de solutions.

Un état des lieux alarmant

Dans une réunion extraordinaire tenue à Butembo le 21 décembre 2024, la société civile a regretté de constaté que la crise sécuritaire au Nord-Kivu s’est aggravée ces dernières années, avec l’activisme des groupes armés tels que les Forces démocratiques alliées (ADF/MTN) et l’offensive du Mouvement du 23 mars (M23). Cette insécurité chronique a non seulement coûté des milliers de vies humaines, mais elle a également plongé les populations locales dans une misère incommensurable.

Les rapports des organisations de la société civile et des Nations unies dressent un tableau sombre. Les populations locales subissent des violences systématiques : pillages, viols, assassinats et déplacements massifs. Ces violations des droits humains, aggravées par une gouvernance faible et des conflits d’intérêts géopolitiques, laissent la région dans une situation d’urgence humanitaire constante.

Recommandations urgentes pour une paix durable

Face à cette crise persistante, les coordinations de la société civile proposent une série de recommandations destinées aux autorités congolaises, à la communauté internationale et à la population locale. Ces recommandations visent à mettre fin aux violences et à restaurer une paix durable dans la région.

Alphonse Vikongo

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