Insécurité à Djugu : «on ne peut jamais résoudre un problème en créant un autre» dixit Samy Jakwong’a

par Redaction

C’est depuis le début de cette semaine que la situation sécuritaire reste dégradée sur la route nationale numéro 27. De Centrale Solenyama jusqu’à Jina en passant par Iga-Barrière, Lopa et autres, on signale des affrontements entre les Forces Armés de la RDC, FARDC et des éléments armés identifiés aux rebelles de la Convention pour la Révolution Populaire, CRP.

La population souffre. Des personnes de troisième âge, des enfants,… n’ont pas l’espoir de sortir du gouffre. Les habitants la nuit vivent entre la peur et l’incertitude. Le président de l’Assemblée provinciale s’inquiète et condamne les attaques des groupes armés contre les civils.

«nous notons avec amertume que les actions guerrières de la CRP torpillent gravement tous les efforts de pacification entrepris en ce jour en province de l’Ituri, on ne peut jamais résoudre un problème en créant un autre, nous condamnons fermement les attaques de certains groupes armés contre la population civile et les forces de l’ordre», déclare Samy Jakwong’a, président de l’Assemblée provinciale de l’Ituri.

Pour lui, l’instabilité sécuritaire actuelle ne profite à personne, mais ne fait qu’accentuer la souffrance de la population déjà affectée par les atrocités des différents groupes armés.

Thomas Lubanga, responsable du mouvement politico-militaire dénommé Convention pour la Révolution Populaire, CRP a justifié en mars dernier la création de son mouvement par la passivité du pouvoir de Kinshasa face à la situation sécuritaire notamment en Ituri et sur d’autres questions touchant le quotidien de la population. «l’incapacité des dirigeants de la RDC à restaurer la paix et la paix a conduit d’abord ses pays voisins, puis d’Afrique et ensuite des puissances à travers le monde, à chercher des mécanismes en vue de résorber la situation », a-t-il dénoncé.

Samy Jakwong’a demande à la CRP de déposer les armes et de chercher une voie pacifique afin de soumettre sa préoccupation, méconnue du grand public.

Depuis ces atrocités en territoire de Djugu, la communication de l’armée se fait toujours attendre.

Pendant ce temps, des habitants vivant dans ces zones d’affrontements sont soit tués, torturé et perdent leurs biens de valeur. La société civile en chefferie des Bahema Baguru, avance un bilan jusque là de 19 morts, 39 boutiques pillées et plusieurs personnes blessées.

Rédaction

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