À la suite des incidents d’insécurité s’étant exacerbés dans la région de l’Est de la République Démocratique du Congo, des milliers de congolais ont été contraints de fuir vers Burundi, un pays voisin. Les mouvements transfrontaliers vers les pays voisins de la RDC, notamment le rwanda, l’Ouganda et la Tanzanie s’intensifient à mesure que le conflit s’aggrave dans l’Est du pays, menaçant d’aggraver la faim dans toute la région.
Le Programme Alimentaire Mondial (PAM) estime à plus de 70 000, le nombre des personnes déjà réfugiées au Burundi depuis le début de cette année 2025. Parmi ces personnes, la plusieurs sont des femmes, des enfants et des personnes âgées. La majorité d’entre elles ont traversé des rivières dangereuses et parcouru de longues distances pour trouver refuge. Chaque jour, les nouveaux arrivants s’ajoutent à ce qui est déjà le plus grand afflux de réfugiés qu’ait connu le Burundi depuis des décennies.
Cet organisme des Nations unies affirme avoir rapidement mobilisé une aide supplémentaire au Burundi pour faire face à l’afflux de familles fuyant le conflit dans l’Est de la RDC. Cette augmentation soudaine du nombre de réfugiés ayant besoin d’aide, ajoute le PAM, exerce une pression considérable sur les programmes d’assistance alimentaire du PAM au Burundi.
«[•••] le PAM fournit des repas chauds aux nouveaux refugiés congolais, hébergés dans des camps de transit temporaires, des églises et des stades. Pendant ce temps, les réfugiés déjà présents reçoivent une aide alimentaire, sous forme de nourriture et de l’argent», peut-on lire dans un communiqué publié ce mardi, 25 Mars 2025.
Selon la même source, pour faire face à la pénurie de ressources, le PAM a dû réduire en Mars les rations des réfugiés existants passant de 75% à 50% et il ne dispose actuellement de fonds que pour assister 120 000 réfugiés jusqu’à Juin avec des rations réduites en 50%.
Pour éviter toute interruption de l’aide, le PAM a un besoin urgent de 19,8 millions de dollars américains, afin de maintenir son soutien aux populations les plus vulnérables jusqu’à la fin d l’année. Ce financement permettrait également de rétablir des rations complètes pour tous les réfugiés, un soutien vital en cette période de crise aiguë.
Moïse Ulang’u