Les assaillants de la Coopérative pour le Développement du Congo (CODECO) exploitent, scient et fendent les bois en complicité avec certaines autorités qui en profitent des pourcentages. Ces miliciens vendent ces bois à ces autorités, qui les ramènent à leur tour au marché en ville de Bunia.
Ce fait se passe au village Senge en chefferie des Bahema-Badjere dans le territoire de Djugu. Et comme si ça ne suffisait pas, dans le village D’uma, en chefferie des Bahema-Badjere, il y a l’exploitation des champs par les populations des groupements Gokpa et Ndjahudha, du secteur des walendu Djatsi.
La société civile de la chefferie des Bahema-Badjere à travers son coordinateur, monsieur Malo Draa, déplore et condamne avec la toute dernière énergie cette situation le 17 juin 2025. Lui, qui s’est confié à lavoixdelituri.net indique que «les populations autochtones de cette chefferie cherchent à accéder dans leurs champs et exploiter leurs bois mais malheureusement ne peuvent pas à cause de la présence de la CODECO sur les terres de leur ancêtre».
Ce dernier ajoute que ce dossier a déjà été traité plusieurs fois dans des réunions. C’est pourquoi Malo Draa appelle le chef du secteur des walendu Djatsi à décourager cette pratique qui ne favorise pas la cohésion car chaque entité doit respecter ses limites administratives.
La coordination locale de la société civile des Bahema-Badjere rappelle qu’à cause de manque d’accès dans leurs propres champs, par exemple, au village D’uma dans le groupement Lona-Lodzikpa, les populations de Bule, à Bahema Badjere et ses environs s’étaient déversées au village Arr’ de secteur des walendu Djatsi pour les activités champêtres. Après sensibilisation par le chef de la chefferie des Bahema-Badjere ces habitants des Badjere se sont retirés de l’espace Arr’. C’est pourquoi, la société civile de Badjere pense que c’est de la même manière que le chef du secteur des walendu Djatsi devrait agir car dit-on, «là où se trouve la limite de votre droit commencent les droits des autres». Donc, ce dernier demande au chef du secteur des walendu Djatsi «de s’impliquer pour mettre fin à cette exploitation illicite des bois et des champs dans ces villages cités ci-haut».
Germain Maki