La dégradation de la route Bunia-Kasenyi devient de plus en plus préoccupante pour les usagers et les opérateurs économiques. Chaque jour, des pertes de biens sont signalées sur cet axe, alors que les appels à sa réhabilitation se multiplient, sans solution durable jusqu’à présent.
Ce mercredi, un véhicule transportant de l’huile se serait notamment renversé sur ce tronçon, selon des informations recueillies localement. Cet incident vient une nouvelle fois relancer les inquiétudes sur l’état de cette route, très fréquentée par les commerçants et les transporteurs.
La Société civile du Congo (SOCICO), secteur de Bahema-Sud, dénonce ce qu’elle qualifie de silence des autorités provinciales et les appelle à enquêter sur les allégations concernant la perception d’une taxe au niveau de Mandje par la société Mont Gabaon.
Selon Prince Bahinduka, représentant de cette structure citoyenne, cette perception aurait été autorisée dans le but d’assurer l’entretien de la route Bunia-Kasenyi. Il affirme cependant qu’aucun tronçon n’aurait, à ce jour, été réhabilité malgré la dégradation persistante de l’axe.
« Cette route est dans un état très critique. Nous apprenons qu’au niveau de Mandje, il y a une barrière de péage routier où la société Mont Gabaon perçoit chaque jour de l’argent auprès des assujettis, en contrepartie de l’entretien de ce tronçon. Malgré cela, la route continue toujours à se dégrader. Nous l’appelons, si elle veut continuer avec la perception, à entretenir la route Bunia-Kasenyi et à veiller sur son état », a-t-il déclaré.
Toujours selon Prince Bahinduka, les montants perçus seraient de l’ordre de 15 à 20 dollars américains pour les véhicules sans remorque et de 30 dollars pour les véhicules avec remorque, à chaque passage.
La SOCICO évoque également les pertes enregistrées par les transporteurs et les opérateurs économiques en raison de l’état de la route, notamment les risques de renversement des véhicules et les retards dans l’acheminement des marchandises.
Face à cette situation, Prince Bahinduka appelle les chauffeurs, les opérateurs économiques et les autres usagers au calme, tout en affirmant que des démarches sont en cours pour trouver une solution palliative.
« Nous vous appelons au calme. Nous connaissons votre souffrance. Les démarches se poursuivent pour trouver une solution », a-t-il ajouté.
La structure citoyenne appelle par ailleurs les autorités politiques provinciales à accorder une attention particulière aux préoccupations exprimées par les populations et à vérifier les conditions de perception de cette taxe ainsi que l’effectivité des travaux d’entretien annoncés.
Nos démarches n’ont toutefois pas abouti pour rejoindre la société Mon Gabaon afin de trouver sa reaction.
Il sied de rappeler que plusieurs acteurs de la société civile ont déjà alerté sur l’état de la route Bunia-Kasenyi et les risques auxquels sont exposés les usagers. Jusqu’à présent, aucune solution durable n’a toutefois été portée à la connaissance du public.
Rédaction