Fatigués, menacés, leur droit torpillé, des habitants de Tembo, dans le quartier Rwankole à l’est de Bunia se sont soulevés le matin de ce lundi, 26 janvier 2026. Une manifestation qui exprime leur mécontentement face à une spoliation visant leurs parcelles.

En effet, deux particuliers bénéficiant de la bénédiction de certaines autorités et des services de sécurité se voient à mesure de déloger ces familles de leurs foyers, se réclamant propriétaires de ces parcelles contenues dans une concession de 8 hectares.
C’est quoi l’histoire ?
Vers les années 90, monsieur Biseruka, son épouse Nony et son bon père Muradi étaient parmi les éleveurs à qui la concession était délivrée en pâturage collectif par la communauté locale du village Bandisumbusa, en chefferie des Baboa-Bokoe, pour paître les troupeaux. Plus de 25 ans aujourd’hui, les animaux étant finis, cette concession était restée entre les mains des autochtones jusqu’au lotissement effectué en 2021 par les services attitrés.
Après le lotissement de 2021, plusieurs personnes ont profité pour se procurer des parcelles généralement en 2022. Trois ans plutard, soit en 2025, ces anciens éleveurs vont surgir pour réclamer cette concession avec un contrat de location signé en Mai en 2025, a en croire les victimes.
Des tensions !
Depuis le deuxième semestre de 2025, les habitants ayant déjà construit des maisons dans cette concession sont aujourd’hui forcés de vider le lieu. Madame Nony exécute cette opération avec des éléments de la PNC et des agents de la justice. Elle procède à cet effet, à la vente des parcelles dans cette concession, alors que la solution n’est pas encore trouvée.

«je dors dans cette fondation de ma maison même sans être achevée, j’attends que ces gens viennent me chasser ou me tuer. Ils ont vendu ma parcelle alors que je l’ai acheté à 2020, eux sont venus ici à 2025», s’alarme une victime.
Les outils de travail de construction des maisons des victimes sont chaque fois emportés par les agents de l’ordre qui accompagnent cette dame, s’indigne un habitant.

«nous avons peur que le sang coule ici prochainement», prévient un autre.
«nous réclamons au gouverneur de s’investir afin que nous puissions recouvrer la paix, que nous soyons rétablis dans nos droits, nous ne voulons pas la présence de Nony ici, jusqu’à ce que la justice soit rendue et l’annulation de ce contrat frauduleux », crie Aimé Bunangana, porte-parole de ces habitants.
Un mémorandum signé par 100 victimes vient d’être déposé au gouverneur pour solliciter son implication afin que la solution soit trouvée.

Sur des calicots brandis tôt le matin de ce lundi sur place, on peut lire :
«que la justice soit faite», nous dénonçons la «destruction méchante»,…
Nos efforts pour entrer en contact avec le camp des incriminés n’ont pas encore abouti. Toutes fois, nous lui réservons un droit de réponse.
Rédaction