Bunia : des maisons démolies à Nyamurongo, un conseiller communal déplore le retard de l’acte !​

par lavoixdelituri



Ce jeudi 25 juin, plusieurs habitations construites illégalement sur le site du cimetière Nyamurongo ont été démolies par la mairie de Bunia. Cette opération d’envergure, qui a vu la destruction de plus d’une vingtaine de maisons, suscite de vives réactions au sein de la communauté locale et des autorités de la commune de Nyakasanza.

Un conseiller communal indigné par le retard de l’acte

​Pour Ngona Bahati Olivier, conseiller communal de la commune de Nyakasanza, la situation est jugée « regrettable ». Tout en reconnaissant le caractère public et inaliénable du cimetière, il pointe du doigt la responsabilité des autorités urbaines face à la prolifération de ces constructions illicites.

​« C’est une situation déplorable. On détruit les maisons des gens, ce qui est normal puisque le cimetière est un espace public de l’État qui ne peut être vendu. Mais la question est : où était le maire de la ville pendant que ces gens construisaient ? » s’indigne le conseiller.

​Selon lui, des cas de lotissements abusifs ont eu lieu alors même que des enterrements récents y étaient organisés. Il appelle le nouveau gouverneur militaire à s’impliquer personnellement pour auditer les services des cadastres et arrêter les « vils sages » et commissionnaires qui vendent illégalement ces terres aux paisibles citoyens.

Le Maire de Bunia tape sur le table et annonce l’extension de la mesure

​Face aux accusations, le Maire de la ville de Bunia a tenu à clarifier la situation. Il dénonce une campagne de désinformation menée contre lui et affirme agir en toute légalité, muni d’un document officiel de justice ordonnant la destruction de toutes les habitations érigées dans le cimetière.

​« Ils sont allés jusqu’à fabriquer des jetons en mon nom, disant que c’est moi qui vendais ces espaces. Aujourd’hui, la justice m’a donné un document de destruction pour toutes les maisons qui se trouvent dans le cimetière. Et je vous le dis, cela ne s’arrêtera pas à Nyamurongo. Cela concernera tous les cimetières de la ville de Bunia », a prévenu l’autorité urbaine.

Un ultimatum de 48 heures pour le reste des habitants

​L’opération de ce jeudi, était exécutée sous l’encadrement de la police et de l’armée. Soucieux de l’aspect humanitaire, le Maire a précisé que les habitations encore occupées par des familles ont bénéficié d’un sursis.

​« Le document nous demande de ne pas bousculer les maisons contenant des personnes. C’est pourquoi nous avons accordé un ultimatum de 48 heures à ces habitants pour qu’ils évacuent leurs biens. Nous sommes humains, mais nous devons faire respecter la loi », a-t-il conclu.

​Alors que la ville fait face à de nombreux défis de spoliation des espaces publics, cette action marque un tournant dans la gestion foncière à Bunia, bien que le drame humanitaire des familles désormais sans-abri reste entier.

Rédaction

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