Dans un entretien accordé à lavoixdelituri.net ce mercredi 14 octobre, le conseiller communal a lancé un appel vibrant aux autorités provinciales et urbaines pour étendre le projet d’asphaltage aux quartiers périphériques et stratégiques de la commune de Shari.
Si plusieurs artères de la ville ont bénéficié du goudron, l’élu déplore le sentiment de marginalisation ressenti par une partie de ses administrés.
Selon lui, de nombreux axes essentiels restent totalement délaissés, freinant ainsi l’essor économique et social de la région.
Parmi les zones prioritaires citées par le conseiller communal figurent notamment les quartiers Simbilyabo, Ndibakodu, Bembei, Ngoyi, ainsi que Uba.
« Des quartiers comme Ndibakodu connaissent un boom immobilier exceptionnel et contribuent au développement moderne de Bunia. Pourtant, ils ne bénéficient d’aucun axe asphalté. On a l’impression d’être oubliés ou marginalisés, » a déclaré Victorien Lobo.
Le conseiller a particulièrement insisté aussi sur le cas critique du quartier Bembei, presque totalement enclavé faute de ponts et de routes praticables. Cette situation oblige les habitants à cotiser de leurs propres moyens pour tenter de construire des infrastructures de fortune, des initiatives citoyennes qui restent bien insuffisantes face à l’ampleur des besoins.
Au-delà de la fluidité du transport, Victorien Lobo souligne que l’état des routes impacte directement la sécurité publique. L’inaccessibilité de certains coins des quartiers comme Bembei ou Simbilyabo empêche les patrouilles de police d’intervenir rapidement en cas d’urgence, laissant les populations vulnérables face à l’insécurité.
Au regard de ce constat, le conseiller communal de Shari adresse un plaidoyer direct à l’autorité provinciale, le gouverneur militaire, afin qu’un regard particulier soit porté sur ces entités oubliées dans la planification des travaux publics.
S’adressant à la population, Victorien Lobo a appelé au civisme et à la préservation des infrastructures existantes et futures. Il a fermement condamné le jet d’ordures dans les caniveaux, le blocage des réseaux d’évacuation d’eau ainsi que la construction anarchique de kiosques sur les trottoirs, des pratiques qui détériorent prématurément la chaussée.
Rédaction