La grève des chauffeurs assurant le transport sur l’axe Bunia-Kasenyi se poursuit. Ils dénoncent la dégradation avancée de cette route, qui entraîne notamment des pertes de marchandises et des dommages aux véhicules. La société civile du secteur de Bahema-Sud, par la voie de son responsable Bienvenu Kadjanate, soutient leur démarche et appelle le gouvernement à intervenir rapidement.
La situation sur la route Bunia-Kasenyi continue de susciter des inquiétudes parmi les usagers. Depuis le lundi 12 octobre 2026, les chauffeurs des véhicules qui assurent le transport sur cet axe ont déclenché une grève pour dénoncer les difficultés auxquelles ils sont confrontés, notamment les pertes de marchandises et les dégâts matériels causés aux véhicules par le mauvais état de la route.
À travers ce mouvement, les grévistes exigent une réaction des autorités compétentes dans un délai de 72 heures. Ils conditionnent ainsi la reprise de leurs activités à une réponse concrète face à la dégradation de cette voie routière.
De son côté, la société civile du secteur de Bahema-Sud apporte son soutien à cette initiative. Dans une déclaration faite ce mardi 13 octobre, Bienvenu Kadjanate estime que cette mobilisation traduit les préoccupations exprimées à plusieurs reprises par les acteurs locaux au sujet des dangers que représente l’état de cette route.
Cet acteur de la société civile déplore l’absence d’une intervention concrète malgré les différentes alertes lancées sur la situation de cet axe stratégique.
« Nous les félicitons parce que, depuis longtemps, nous avons toujours dénoncé et alerté sur les dangers que présente cet axe stratégique. Nous avons également évoqué la question de l’incivisme fiscal, car on ne peut pas continuer à percevoir des taxes alors que la situation n’évolue toujours pas favorablement. Nous demandons au gouvernement de faire de son mieux pour intervenir le plus rapidement possible sur cette route », a-t-il insisté.
Bienvenu Kadjanate appelle par ailleurs le gouvernement à agir sans tarder afin d’éviter une aggravation de la situation. Il encourage également les chauffeurs à maintenir leur position jusqu’au début effectif des travaux de réhabilitation de la route.
Au-delà des difficultés rencontrées par les transporteurs, la dégradation de l’axe Bunia-Kasenyi constitue une préoccupation économique majeure pour la province de l’Ituri. Cette route représente un corridor important pour les échanges commerciaux, notamment en raison de la proximité de Kasenyi avec l’Ouganda, pays avec lequel la région partage une frontière.
La détérioration persistante de cette voie pourrait ainsi perturber la circulation des personnes et des marchandises, avec des conséquences sur les activités commerciales et les conditions de vie de la population.
Dans ce contexte, la réhabilitation de la route Bunia-Kasenyi apparaît comme un enjeu majeur pour les transporteurs, les opérateurs économiques et les habitants de la région, qui attendent une réponse concrète des autorités.
Rédaction