Aru : banditisme, colère de la population à Ariwara, l’autorité territoriale réagi (exclusivité)

par lavoixdelituri

L’administrateur du territoire d’Aru vient finalement de faire le point de la situation sécuritaire dans le territoire, soulignant les cas de banditisme notamment en commune d’Aru et au centre de Négoce de Ariwara. Ce qui a provoqué la décision de décreter des journees villes mortes, mais qui était finalement levée ce jeudi, 30 Avril après une réunion sur place entre les autorités sécuritaires et les couches de la population.

Dans une interview exclusive accordée à lavoixdelituri.net ce jeudi, le commissaire supérieur principal Richard Mbambi Kingana est revenu sur ce qui a dégénéré à des journées villes mortes à Ariwara, dans la chefferie des Zaki.

lavoixdelituri.net : Colonel Richard Mbambi, vous êtes administrateur policier du territoire d’Aru, quelle est la situation sécuritaire à Ariwara, car on accuse l’inquiétude de la population dans cette zone ?

Richard Mbambi : depuis fin mars, nous avons été secoués par des bandits à Aru et Ariwara, il y en a qui quittent l’Ouganda, Durba ou Isiro, tellement qu’ils étaient pourchassés là-bas, ils sont arrivés chez nous, ils nous ont mis mal à l’aise. Mais les forces de sécurité, la jeunesse et les forces vives, on a mis tout le monde en contribution, avec cette stratégie, certains de ces bandits par male chance ont même été lynchés par la population, c’est ce qui a fait qu’à Aru, le calme est revenu, maintenant c’est Ariwara qui a pris la relève.

lavoixdelituri.net : comment ces bandits arrivent-ils à opérer et réussi leur mission, en présence des services de sécurité notamment à Ariwara ?

Richard Mbambi : Parmi la population, il y a des complices, ces gens ne peuvent pas venir de l’Ouganda ou de n’importe où, sans savoir chez qui, ils partent voler.

lavoixdelituri.net : alors qu’est-ce qui a fait que la population de Ariwara s’est soulevée pour décréter des journées villes mortes ?

Richard Mbambi : ce qui a fait déborder la vase, c’est le cas grave de la nuit du 23 au 24 Avril, les voleurs sont entrés dans les maisons de trois commerçants, c’est vrai que la population a travaillé mais c’était difficile, voilà ce qui a fait la colère de la population. Dans la foulée, les commerçants et la société civile se sont plaints : pourquoi l’administrateur du territoire n’est pas arrivé (•••). Les gens doivent savoir que l’administrateur doit normalement être informé par le chef de la chefferie. La population connaît : s’il y a un problème, je pars à Ariwara pour présenter ma compassion, c’est ce que j’ai fait. J’avais dit, fermer les actualités ou faire la grève, c’est de l’émotion, c’est bien, mais le bandit se réjouit car il n’a pas un quelconque magasin et puis si nous continuons dans des troubles, les complices sont toujours là, au lieu de prendre des stratégies pour les défier, les arrêter, vous êtes toujours dans des troubles (•••).

lavoixdelituri.net : pourquoi plusieurs habitants de Ariwara ont manifesté en lançant des messages de méfiance contre votre autorité ce mercredi ?

Richard Mbambi : ce mercredi, les gens à Ariwara ont pris 7 bus, remplis de gens, ils sont venus à Aru. Ils ont commencé à insulter l’administrateur du territoire, en scandant : «l’administrateur est voleur, l’administrateur doit partir… », alors je me demande, pour ces cas de vols, est-ce moi qui ai volé, est-ce moi qui ai amené les voleurs ?

lavoixdelituri.net : quelle réponse réservez-vous à ceux qui vous taxent d’avoir accusé le chef de chefferie des Zaki en justice ?

Richard Mbambi : qu’on ne vous trompe pas, le chef est venu comparaître à la justice après être accusé par le commandant de la Police d’Investigation Criminelle, PIC, dans une affaire de soupçons d’armes (•••). D’autres disent que l’administrateur a vendu des terres, prenez alors des preuves que vous avez, amenez les à l’auditorat, je sais que ce sont des intoxications, je ne suis pas content mais la population doit bien s’informer.

lavoixdelituri.net : quel est votre message à la population de la chefferie des Zaki, en tant qu’autorité territoriale ?

Richard Mbambi : que les habitants aient le respect, dire que «l’administrateur doit partir» n’est pas une bonne idée, nous administrateurs nous arrivons et partons, ce n’est pas pour devenir chef coutumier. Faisons la stratégie ensemble avec la jeunesse, la société civile et les services de sécurité, nous allons mettre la main sur ces gens là avec leurs complices qui sont à Ariwara, voilà un peu ce que je voulais demander à la population.

lavoixdelituri.net : le colonel Richard Mbambi, je rappelle que vous êtes administrateur policier du territoire d’Aru, merci d’avoir répondu à nos questions.

Moïse Ulang’u

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