Une trentaine de défenseurs de droits de l’homme, des membres de la société civile ainsi que des journalistes venus de quatre territoires dont Mahagi, Djugu, Irumu, Mambasa et de la ville de Bunia ont activement participé pendant cinq jours à la formation des défenseurs de droits humains et les points focaux sur le monitoring des droits humains à distance.
Cet atelier a été organisé du 08 au 12 avril 2025 à Bunia, chef-lieu de la province de l’Ituri par le Bureau Conjoint des Nations Unies aux Droits de l’Homme, BCNUDH en partenariat avec le ministère congolais de droits humains dans le cadre de renforcement de leurs capacités.
«[•••] l’objectif principal est celui de renforcer les capacités en monitoring, rafraîchir la mémoire de ceux qui avaient suivi ce type de formation précédemment. L’impact recherché est d’améliorer la qualité de l’information collectée et également les équiper à des actions de monitoring à distance pour les zones où pour des raisons logistiques et sécuritaires, ils ne pourront pas être présents. Cela nous permet de rafraîchir les connaissances sur le monitoring avec nos points focaux qui travaillent en collaboration avec le BCNUDH pour se rassurer que les informations sur les droits de l’homme soient collectées et que les actions de plaidoyer efficace soient mises en œuvre », a dit à lavoixdelituri.net Halidou, coordonnateur de l’unité de rapport et enquête au BCNUDH en RDC.
À lui d’ajouter que le travail quotidien des journalistes doit également consister à la promotion des droits de l’homme.
« les journalistes sont également concernés par la situation des droits de l’homme. En travaillant dans leurs corporations ou bien dans leurs réductions, ils font face à des informations liées aux droits de l’homme. Il faut également que ce travail soit sensible, notamment en ce qui concerne le rapportage, la protection des sources, la protection des victimes et la promotion des valeurs essentielles qui sont celles des droits de l’homme », a-t-il ajouté.
Les participants qui se disent satisfaits des matières reçues, souhaitent que ce genre de formation soient mensuelles, trimestrielles ou semestrielles car cela vient ajouter un plus à ce qu’ils font sur terrain.
Il sied de noter que cet atelier de formation s’était focalisé sur les droits de l’homme et le droit international humanitaire.
Jean-Baptiste Bimozo