Une autre attaque attribuée aux présumés assaillants de la Coopérative pour le Développement du Congo (CODECO) fait six morts au village Zanyo du groupement Mayalibo en chefferie des Mambisa (territoire de Djugu). Le fait s’est passé dans la nuit de vendredi 15 au samedi 16 février 2025. Parmi les victimes, on retrouve quatre hommes et deux femmes.
La société civile de cette entité coutumière qui rapporte l’information à lavoixdelituri.net ce samedi 15 février 2025, indique que cette tuerie intervient « après plusieurs actes de menace par les mêmes assaillants sur la population de la chefferie des Mambisa ». Par exemple en date du 07 février, trois personnes ont été kidnappées puis relâchées par les assaillants de la CODECO sur la route Nizi-Bbakombe; les victimes ont été dépouillées de tous leurs biens de valeur notamment une moto ( marque Haujue) et des téléphones Androids. Comme cela ne suffisait pas, vers 16 heures de ce vendredi 14 février, cinq autres personnes de Nizi en provenance de carrière d’or des exploitants chinois ont été une fois de plus kidnappées par le même groupe armé sur le même tronçon Bbakombe-Nizi. Ces personnes ont été également relâchées mais leurs biens matériels dont une moto-pompe, des perles et de l’argent ont été pillé « .
Face à cette situation, Malo Lotsima Jean-Paul, président de la société civile en chefferie des Mambisa formule plusieurs recommandations:
- à la société civile et le chef de groupement Dz’na en secteur des walendu Djatsi de mener des démarches pour retourner les biens de la population de Nizi, pillés par ces assaillants qui se trouvent à Bbakombe.
- aux autorités compétentes de diligenter une enquête sérieuse au village Zanyo afin d’identifier, arrêter e t traduire en justice pour que les auteurs répondent à leurs actes.
Par ailleurs, les forces vives soulignent que la chefferie des Mambisa est une entité cosmopolite et ne peut répondre à des provocations « car es actes de barbarie ne nous amèneront nulle part. Tous, nous sommes condamnés à vivre ensemble ensemble ».
Il faut ajouter que la recrudescence des tueries s’observe depuis le 08 février dans le territoire de Djugu, dont les victimes sont essentiellement des femmes et des enfants.
Germain Maki