Alors que le phénomène du changement climatique est au cœur des débats à travers le monde, une de ses conséquences guette les populations de l’Afrique.
Dans une étude menée par l’équipe Kids Reserach, il ressort que le réchauffement climatique actuel et futur, est susceptible de faire 123 millions supplémentaires de cas de Paludisme, une maladie endémique, en Afrique d’ici 2050.
Cet institut de recherche Australien a d’abord identifié les effets dits «écologiques» du réchauffement climatique sur la propagation du paludisme. Ils concernent directement le cycle de vie des moustiques : plus la température augmente, plus certaines régions deviennent propices à la ponte et à leur développement, rapporte vert.eco.
Si la moyenne de la température terrestre tend à atteindre 2,7°C d’ici 2100, selon ce que prévoit le groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat, alors les cas de Paludisme sera en hausse dans des zones, «où les températures plus basses limitent actuellement sa transmission», notamment le sud et l’Est de la Rdc, l’Angola, l’Éthiopie, le Kenya, le Rwanda, le Burundi et la Zambie.
Ceci arrivera alors que la plupart de ces pays souffrent déjà des difficultés dans la prise en charge sanitaire.
«Les événements météorologiques extrêmes endommagent les habitations et les infrastructures, perturbant l’accès aux soins de santé, aux logements protecteurs et aux mesures de lutte contre le paludisme», indique le rapport.
Selon un article de Vert.eco, au regard de taux actuels de létalité des cas non traités restent constants (249 millions de mort·es en 2022, selon l’OMS), cela correspondrait donc à 532 000 décès supplémentaires dus au paludisme sur la période 2024-2050, soit une augmentation des taux annuels de mortalité de 0,9 à 5,4% par rapport à un scénario sans réchauffement climatique. Toutefois, «l’accélération du changement climatique fait peser de nombreuses menaces sur cette ambition».
Disons le, le Paludisme ou malaria est transmis à l’homme à travers la piqûre par le moustique anophèle femelle infectée. Elle est une maladie endémique de la zone intertropicale.
Moïse Ulang’u