RDC : le pardon de Kamerhe rejeté par les pétitionnaires

par Redaction

Ce lundi, 15 septembre était la rentrée parlementaire pour la session de septembre à l’assemblée nationale en RDC. Une journée tant attendue au regard des tensions ayant éclaté depuis quelques temps entre les élus dont une partie qui demande la tête du bureau de cette chambre basse, excepté le premier et le deuxième vice-présidents, Tchilumbay et Mbosso.

Un groupe de députés avec à leur tête Crispin Mbindule, ont initié une petition contre Vital Kamerhe l’accusant de l’incompétence, mauvaise gestion des élus au tour notamment de leurs avantages sociaux, et sa pretendue alliance avec le M-23 qui endeuille l’Est du pays. Cette pétition a déjà récolté plus de 260 signatures, dépassant ainsi le seuil de la majorité absolue qui est de 250 pour une procédure de ce calibre.

Ce lundi, alors que plusieurs bureaux des administratifs étaient fermés, la pétition a finalement été reçue par le bureau de l’Assemblée nationale.

En ouverture de la première plénière de cette session de septembre, le patron du perchoir de la chambre basse, Vital Kamerhe a tenu à préciser que «ma loyauté envers la nation n’a jamais faibli, vous rappellerez que le conflit avec le Rwanda m’a déjà coûté mon perchoir ici même à l’Assemblée nationale, aujourd’hui encore, je serai pacificateur jusqu’au bout».

Face à la mésentente entre son bureau et certain de ces collègues députés, l’élu de Walungu déclare :

«S’il y en a parmi vous qui se sont sentis froissés, heurtés ou dérangés de quelque manière que ce soit par ma conduite ou mes propos, qu’ils daignent accepter l’expression de mes regrets les plus sincères, et j’implore leur pardon».

Un pardon rejeté par les pétitionnaires qui veulent à tout prix son départ du perchoir.

«Monsieur Kamerhe a demandé pardon, il doit savoir que nous ne pardonnons pas. Nous poursuivons notre procédure législative», a déclaré Crispin Mbindule, l’un des initiateurs.

Après le discours de Vital Kamerhe, les députés se sont divisés face à cette démarche visant la destitution du bureau de l’Assemblée, la tension a même éclaté. Si une partie ne veut pas entendre le pardon et promet aller jusqu’au bout avec ce dossier, une autre estime que cette démarche n’a pas raison d’évoluer car, dit un élu, «80 % de revendications ont été rencontrées».

Il reste à savoir la suite de ce dossier qui fait l’écran géant de l’ombre dans la sphère politique en RDC.

Rédaction

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