RDC : Lancement de la troisième phase du projet «Fonds de consolidation pour la paix» à Bunia

par lavoixdelituri

En présence des autorités et les membres de la société civile, il y a eu lancement ce mardi, 21 octobre 2025 en ville de Bunia, chef-lieu de la province de l’Ituri, de la troisième phase du projet «Fonds de consolidation pour la paix, FCP» financé par le gouvernement allemand à travers la banque de développement KfW. Il s’agit d’un projet qui concerne les provinces de l’Ituri Sud kivu, Nord-Kivu et Kinshasa.

Doté d’un financement de 54,3 millions d’euros, soit environ 60 millions de dollars américains, le Projet Fonds de consolidation pour la paix (FCP 3) sera mis en œuvre conjointement par le Bureau des Nations Unies pour les services d’appui aux projets (UNOPS) et Interpeace. D’une durée de cinq ans (2025-2030), cette initiative ambitionne de bénéficier à plus de 650 000 personnes.

La promotion d’une paix durable et le renforcement de la cohésion sociale, en se concentrant à la fois sur les provinces touchées par le conflit et sur Kinshasa reste une vision claire exprimée par le consortium.

Le projet est structuré autour de deux composantes principales : FCP 3 (Est de la RDC) et Prévention de la Violence Juvénile (Kinshasa). Dans les régions cibles de la composante FCP 3, le projet vise à promouvoir la cohésion sociale et les moyens de subsistance pour les plus vulnérables, en particulier les jeunes et les femmes, grâce au développement de sous-projets d’infrastructures économiques et sociales qui, à leur tour, amélioreront l’accès aux opportunités économiques et aux services sociaux. Il soutient également la croissance dans des secteurs productifs stratégiques tels que l’agriculture, afin de créer des moyens de subsistance durables. Un rôle central est réservé à la participation active des femmes et des jeunes aux processus de consolidation de la paix et de développement socioéconomique.

Pour la composante Prévention des Violence Juvénile (PVJ) à Kinshasa, l’accent est mis sur la prévention de la violence juvénile et le renforcement de la cohésion sociale par l’amélioration des infrastructures pour les jeunes, la formation professionnelle, le soutien à l’esprit d’entreprise et l’accès aux services et aux activités communautaires.

Les approches de ce projet, selon le consortium, sont notamment l’approche participative, la sensibilité aux conflits, renforcement des capacités locales et appropriation, inclusion du genre et de la jeunesse, ainsi que la collaboration et des synergies.

Les activités principales du projet «Fonds de consolidation pour la paix, FCP 3», sont entre autres le construction d’infrastructures économiques et sociales sensibles à la paix (routes, écoles, centres de santé, systèmes WASH), le soutien aux secteurs productifs à travers des infrastructures génératrices de revenus, le renforcement des capacités locales en matière de cohésion sociale et de résolution des conflits, la participation active des femmes et des jeunes aux dynamiques de paix et de développement communautaire, dans la composante FCP 3, alors que celle de Prévention Juvénile à Kinshasa inclura la construction d’infrastructures, la mise en place de formations professionnelles et de projets d’entrepreneuriat pour les jeunes, des activités sociales (événements, campagnes de sensibilisation, formations aux compétences de vie). Un fonds de développement jeunesse sera également instauré pour soutenir ces initiatives.

Dans la salle, les préoccupations des participants ont tourné autour notamment des mécanismes d’inclusion de tous dans les réalisations de ce projet, la distribution de Fonds par territoire (spécialement pour le compte de l’Ituri), les indicateurs du projet, l’évaluation et le suivi des projets réalisés. Toutes ces préoccupations ont trouvé réponses et éclaircissement par le présentateurs dont monsieur Pacifique Borauzima, directeur pays de Interpeace en RDC et Didier Nsasay, Expert Suivi et Évaluation, UNOPS RDC.

Moïse Ulang’u

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