Le député national Gratien Iracan de Saint Nicolas est profondément touché par les massacres en répétition perpétrés par les rebelles des Forces Démocratiques et Alliées, ADF-NALU, dans les territoires d’Irumu, en Ituri, et de Lubero, au Nord-Kivu. Le 30 janvier, il a adressé une question écrite au Vice-Premier ministre, ministre de la Défense nationale et Anciens combattants.
Dans ce document transmis au président de l’Assemblée nationale, l’élu de la ville de Bunia précise que « cette démarche parlementaire s’inscrit dans l’exercice normal de la mission constitutionnelle de contrôle de l’action gouvernementale dévolue à l’Assemblée nationale face à une situation sécuritaire et humanitaire d’extrême gravité, marquée par la persistance des violences contre les populations civiles malgré la présence des FARDC, de l’UPDF et des contingents des Nations unies ».
Pour Gratien Iracan, cette question écrite vise à obtenir du gouvernement des éclaircissements sur le cadre juridique et opérationnel de la collaboration sécuritaire entre ces forces, des explications sur la coordination effective sur le terrain, ainsi qu’un plan concret, assorti d’un calendrier, pour éradiquer définitivement les ADF et mettre fin aux massacres en répétition en Ituri et dans le Nord-Kivu.
Depuis décembre dernier, les ADF ont multiplié leurs exactions contre les civils à Lubero, provoquant un déplacement massif des populations dans plusieurs entités.
À Irumu, pendant ce temps, le dernier massacre remonte au dimanche 25 janvier, au village champêtre d’Apakolu et ses environs, où l’ennemi a exécuté froidement 22 personnes, alors qu’il avait déjà tué trois autres deux jours avant, dans la chefferie des Walese Vonkutu. D’autres civils ont été pris en otage dans la même zone. Quatorze parmi eux se sont échappés ce lundi 2 février, après une attaque de ces rebelles ADF à Mamove, dans le territoire voisin de Beni.
Rédaction