Face à la détérioration continue de la situation sécuritaire dans le territoire de Mambasa, l’avocat et acteur socio-politique Maître Guillaume Kabuyaya tire la sonnette d’alarme. Il appelle les autorités compétentes à renforcer les opérations militaires, avec un accent particulier sur la protection de la Réserve de Faune à Okapis, un joyau de la biodiversité mondiale aujourd’hui gravement menacé.
Depuis plusieurs années, les populations civiles du territoire de Mambasa subissent les exactions répétées des terroristes ADF. Devenus le cauchemar des habitants, ces assaillants ensanglantent quasi quotidiennement les chefferies et villages de la région, entraînant un dépeuplement progressif et inquiétant de plusieurs localités.
Une nouvelle étape franchie dans l’escalade de la violence préoccupe particulièrement la communauté locale : les attaques directes visant désormais les positions des écogardes au cœur même du parc. Ces incursions répétées y ont déjà causé de lourdes pertes humaines et matérielles.
Maître Guillaume Kabuyaya souligne que la menace est devenue grandiose au sein de cette zone noble et stratégique, pourtant reconnue parmi les merveilles écologiques de la planète.
Pour mettre fin à ce cycle de terreur, il formule une proposition concrète aux autorités nationales et à la hiérarchie militaire. Il s’inspire de l’expérience réussie dans les provinces du Haut et du Bas-Uele, où la coalition des forces avait permis de maîtriser et d’éradiquer les atrocités liées au phénomène des éleveurs armés dits Eleras.
Pour le cas spécifique de Mambasa et de sa réserve, il préconise la mise en place immédiate d’opérations conjointes de grande envergure réunissant les FARDC, l’armée ougandaise UPDF, les écogardes de l’ICCN ainsi que les casques bleus de la MONUSCO.
L’intervenant insiste sur le fait que la paix demeure la priorité absolue. Il lance un appel pressant aux décideurs pour que ses recommandations soient prises en compte au plus vite, rappelant que les villages se vident de jour en jour et que la population refuse de continuer à compter tristement ses morts.
Rédaction