Le prix de transport des matériaux de construction connait une flambée de prix sans précédent depuis le début de ce mois d’avril au centre négoce de Nia-nia, une agglomération de la chefferie des Bandaka, territoire de Mambasa en province de l’Ituri.
À en croire Héritier Maduali Pilipili, président du conseil local de la jeunesse de la chefferie des Bandaka qui livre la nouvelle ce 06 avril 2025 à lavoixdelIturi.net confirme que le prix d’un chargement des moellons et sables qui se négociait avant la fin du mois de mars entre 80 000 et 100 000 francs congolais se fait facturer en ces jours entre 120 000 et 150 000 francs congolais.
Notre personne ressource regrette le tarif imposé aux tenanciers des chantiers de construction car les transporteurs sont exonérés de payer beaucoup des taxes de l’État.
« Ces chauffeurs n’ont pas raison de majorer le prix de transport des matériaux de construction des maisons à ce point pour autant que les services étatiques les dispensent de payer la vignette, la taxe carbone redistribué (TCR) et même le péage route », a déclaré Hériter Maduali.

Tout en invitant les camionneurs à revenir à l’ancienne tarification, Héritier Maduali Pilipili sollicite une réunion tripartite sous la conduite de l’autorité coutumière entre les fournisseurs,les transporteurs et la Fédération des Entreprises du Congo FEC,la Féderation nationale des Artisans Paysans de Petites et Moyennes Entreprises du Congo d’un côté et les autres structures de la société civile notamment le parlement de jeunes et le conseil local de la jeunesse en vue de trouver une tarification qui satisfasse toutes les parties concernées.
« Nous invitons les responsables des camions bennes qui effectuent des navettes pour les moellons et sables de revenir carrément au prix initial de 100000 francs congolais la rotation en attendant la tripartite que nous avons sollicité auprès de sa Majesté Christian Alimasi Tambanakumange,notre chef de chefferie des Bandaka. Dans le cas où ils vont nous donner des arguments solides qui justifient cette hausse de prix,nous suggérons qu’un prix arrêté dans l’amiable soit appliqué à l’issue de cette assise de façon à permettre aux différentes catégories de personnes de pouvoir poursuivre avec son chantier sans désemparé», a-t-il ajouté.
Contacté, Kasereka Thomas, chauffeur et responsable des transporteurs transvillant à Nia-nia justifie cette majoration des prix jusqu’à l’échelle de 50% par la hausse du prix de carburant à la pompe où 1 litre de mazout qui coûtait il y a peu 3800 francs s’achète actuellement à 4500 francs.
Toutefois, ce dernier promet réunir ses membres en cas de baisse de prix de mazout en vue de revoir à la baisse au besoin revenir à l’ancienne tarification.
Archange-Robert Beabo depuis Nia-nia