Les activités scolaires restent toujours suspendues dans plusieurs villages du groupement Bakaeku, en chefferie de Babila-Babombi, au sud du territoire de Mambasa, quatre mois après le passage des rebelles ADF dans cette partie du territoire de Mambasa en Ituri.
L’information est rapportée ce lundi, 17 Février par Grâce Kakine, cadre de la CRDH dans la chefferie précitée. Selon lui, « la persistance de l’insécurité dans la région pousse de nombreux parents à ne pas envoyer leurs enfants à l’école, par crainte pour leur sécurité ». Face à cette situation, ce défenseur des droits humains dans la région, appelle les autorités compétentes à s’impliquer activement afin de permettre aux enfants de reprendre le chemin de l’école.
«[•••] après l’entrée des ADF le jour passé dans le groupement de bakaeku, nombreux villages sont ceux où les écoles n’ont pas encore repris jusqu’aujourd’hui, nous rappelons encore que dans le groupement de bakaeku il n’y a pas une autorité de l’État, il y a plusieurs groupes qui dirigent, on les appelle des patriotes dits Wazalendo, c’est pour cela les parents ont refusé d’accompagner les enfants[•••] Nous appelons le gouvernement congolais de s’impliquer pour qu’on installe une autorité de l’État[•••]», a dit Grâce Kakine.
Les habitants de plusieurs entités de ce groupement au sud du territoire de Mambasa ont fui leurs domiciles et champs pour des endroits jugés mieux sécurisés.
Néhémie Paluku