La Société civile Forces vives du territoire de Mambasa se dit profondément choquée après l’incendie de deux engins appartenant à l’entreprise SMEC, engagée dans les travaux de réhabilitation de la route nationale numéro 44 (RN44).
Les faits se sont produits le 7 et 8 octobre 2026, à environ 18 kilomètres sur l’axe menant vers Alambi, chef-lieu de la chefferie des Walese Dese, dans le territoire de Mambasa. Les deux machines incendiées sont notamment une excavatrice, communément appelée « ponclin », et un bulldozer.
Selon la société civile, ces attaques, attribuées aux rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF), constituent un sérieux revers pour les travaux de réhabilitation de la RN44. Elles risquent également de compromettre les efforts visant à désenclaver cette partie du territoire et à améliorer la circulation des personnes et des biens.
La Société civile Forces vives regrette cet incident alors que la population nourrissait l’espoir de voir la RN44 devenir aussi fréquentée que la route nationale numéro 4 (RN4). La réhabilitation de cet axe devait contribuer à renforcer les échanges commerciaux et à stimuler le développement économique du territoire de Mambasa.
« Notre souci était de voir la RN44 devenir aussi fréquentée que la RN4. Nous sommes profondément choqués par cette nouvelle et partageons la douleur de l’entreprise SMEC », a déclaré Mungeni Yuma Imurani, coordonnateur territorial de la Société civile Forces vives de Mambasa.
L’organisation citoyenne a exprimé sa solidarité à l’entreprise SMEC, tout en déplorant les pertes matérielles occasionnées par ces attaques. Elle appelle le gouvernement congolais à prendre ses responsabilités en renforçant la sécurité des populations, de leurs biens ainsi que des entreprises qui participent au développement du territoire.
Pour la société civile, la sécurisation des axes routiers demeure indispensable pour garantir la poursuite des travaux, faciliter les déplacements et préserver les activités économiques dans le territoire de Mambasa. La protection des chantiers et des opérateurs économiques apparaît ainsi comme une condition essentielle à la réussite des projets d’infrastructures dans cette région en proie à l’insécurité.
Joseph Kisuki