Réviser les Plans Locaux de Sécurité (PLS) des entités pour mieux adapter la réponse sécuritaire aux réalités du terrain. C’est l’objectif principal de l’atelier qui s’est ouvert ce mercredi 08 au 10 octobre 2026 en territoire d’Irumu.
Organisé par l’administration du territoire d’Irumu avec l’appui de ses partenaires, cet atelier réunit pendant deux jours les chefs de chefferies, chefs de groupements, représentants des services de sécurité et de la société civile. Il vise à actualiser les outils de prévention et de gestion des conflits qui datent de plusieurs années, alors que la menace des groupes armés, notamment les ADF dans le sud d’Irumu, reste persistante.
Parmi les participants figure John Kabarole Tibasima Opedi III, Chef de la Chefferie des Bahema Boga. Il est accompagné de son Secrétaire Administratif, Bahemuka Bitali Faustin.
La chefferie des Bahema Boga, frontalière avec l’Ouganda via la rivière Semuliki à Kyabwoye, a été l’une des plus touchées par les incursions ADF ces dernières années, avant d’être stabilisée grâce aux opérations conjointes FARDC-UPDF.
Pour le chef John Kabarole Opedi III, cette révision est une opportunité.
«Nous ne pouvons pas garantir le retour définitif de nos populations si la sécurité n’est pas planifiée avec la communauté elle-même. Ce plan local doit être notre boussole pour alerter, prévenir et collaborer avec l’armée et la police.» a-t-il déclaré.
De son côté, Bahemuka Bitali Faustin a insisté sur l’aspect administratif de la démarche : la mise à jour des données sur les mouvements de population, la sécurisation foncière et l’enregistrement des nouveaux retournés, qui sont des facteurs clés de stabilité.
L’atelier devra aboutir à un document actualisé pour chacune des 12 collectivités du territoire d’Irumu, incluant les mécanismes d’alerte précoce, le rôle des comités locaux de sécurité et la collaboration civilo-militaire, un axe déjà renforcé par le programme RESET dans la zone.
Deogratias Agenonga