Dans un contexte marqué par une insécurité persistante depuis 2017, une lettre ouverte adressée aux responsables politiques de la province de l’Ituri appelle à une prise de conscience collective et à l’unité pour faire face à la crise.
L’auteur de cette correspondance, Bruno Kamanda, chargé de communication du Parlement des jeunes de l’Ituri, déplore une situation dramatique caractérisée par des massacres à répétition, des déplacements massifs de populations, la destruction de villages et une peur permanente qui rythme le quotidien de milliers d’habitants.
Au cœur de cette interpellation, une question centrale : celle de l’unité des fils et filles de l’Ituri appelés à diriger et défendre la province. Le document critique notamment les divisions entre leaders politiques, accusés de privilégier des intérêts personnels, des positions partisanes ou des calculs individuels au détriment de l’intérêt général.
«L’Ituri ne peut pas continuer à être le théâtre de divisions entre ses propres leaders pendant que la population souffre », souligne la lettre, insistant sur la nécessité de dépasser les clivages politiques, ethniques et personnels.
L’auteur estime que la province ne souffre pas uniquement des attaques de groupes armés, mais également du manque d’une vision commune et d’une position forte de ses dirigeants face à la crise sécuritaire.
Face à cette réalité, Bruno Kamanda appelle à la construction d’une voix unie, d’une vision partagée et d’un engagement sincère pour la paix et la sécurité. Il exhorte les leaders à faire preuve de courage, de responsabilité et de patriotisme afin de répondre aux attentes des populations.
Enfin, ce message insiste sur l’urgence d’agir, rappelant que « l’heure n’est plus aux rivalités ni aux calculs », mais plutôt à l’unité et à l’action pour la reconstruction de l’Ituri.
David Mugisa