Les défis et perspectives du secteur de tourisme en province de l’Ituri ont été dévoilés ce samedi, 27 septembre 2025 en ville de Bunia. C’est en marge de la journée mondiale du Tourisme qui se célèbre chaque le 27 septembre de l’année.
Dans cette région, au Nord-Est de la RDC, le chef de division provinciale du Tourisme dit avoir répertorié au moins trente deux (32) sites touristiques à travers l’Ituri, mais seuls deux (2) sont homologués par l’État.
«l’Ituri a des potentialités touristiques énormes, d’autres non exploités. Nous n’avons que deux sites touristiques homologués : la Réserve de Faune à Okapi, RFO (de Mambasa) qui est du domaine international et le Mont Hoyo (à Irumu) qui est aujourd’hui le bastion des rebelles ADF-NALU[•••]», a informé Benjamin Katho Lebisabo, chef de division provinciale du Tourisme en Ituri, qui ajoute que les dossiers des autres endroits de tourisme en Ituri sont déjà remis entre les mains des autorités nationales afin de les aménager et les sécuriser.
Il soulève des questions d’insécurité, du manque d’infrastructures adéquates comme les principaux défis auxquels ce secteur fait face en province. La visite, le voyage et la découverte n’ont pas besoin d’une odeur de l’insécurité, voilà ce qui fait un manque à gagner pour l’État à travers des sites touristiques.
Benjamin ajoute que la fermeture de l’aéroport International de Goma a réduit sensiblement le flux des visiteurs en Ituri. Avec la modernisation de l’aéroport Murongo de Bunia, «vous allez voir l’explosion du tourisme ici en Ituri, cela va permettre le voyage chez nous, et les gens peuvent aussi venir investir dans ce secteur de Tourisme», a-t-il dit.
Le chef de division signale pendant ce temps la régularité des autres lieux touristiques dont les hôtels, restaurant, agence, de voyage.
L’activité de ce samedi a été aussi marquée par la remise des brevets aux hôteliers ayant suivi une formation par la division provinciale du Tourisme sur les normes et les règles du secteur de Tourisme.

Pour cette année 2025, le thème est «Tourisme et transformation durable».

Moïse Ulang’u