Ituri : des avancées signalées dans la lutte contre le paludisme

par lavoixdelituri

En Ituri, c’est ce jeudi, 28 mai qu’il s’est tenu une activité de célébration de la journée mondiale de lutte contre le paludisme, en ville de Bunia.

Le paludisme reste la première cause des consultations dans toutes les structures et de décès, dans cette province. Dans une interview accordée à la presse, le médecin coordonnateur provincial de programme national de lutte contre le paludisme en Ituri souligne quelques avancées notamment dans la prise en charge des malades atteints par cette redoutable maladie.

«il y a cinq ans, nous sommes à chute libre en termes de décès à cause du traitement efficace que nous avons, nous sommes à 182 décès pour 1000, nous sommes dans les normes normales acceptables[•••]», a indiqué le Docteur Lonema Vajeru.

Il parle de quelques défis rencontrés dans la lutte, entre autres la mauvaise et/ou la non utilisation des moustiquaires imprégnées, la destruction des centres de santé, le déplacement des personnes à cause des fléaux sécuritaires.

«la grande innovation que nous avons actuellement, c’est le vaccin anti-paludéen dont nous attendons de voir le comportement sur le terrain chez nos enfants de 0 à 5 ans», a ajouté ce médecin coordonnateur du programme national de lutte contre le paludisme en Ituri.

Il annonce une prochaine campagne de distribution des moustiquaires imprégnées.

Au regard de la maladie à virus Ebola qui fait rage en Ituri, le Docteur Lonema Vajeru demande à toute personne présentant des signes de paludisme (fièvre, maux de tête, diarrhée, douleur abdominale,…) de se faire consulter et non de paniquer en passant qu’il s’agit directement de Ebola.

«dès que vous avez des premiers signes, venez à l’hôpital, on va faire le test, si on vous renvoie en disant que ce n’est pas le virus, là vous avez votre garantie car nous avons des médicaments, vous aurez le traitement de malaria qui est même gratuit», a conclu le Docteur.

Le paludisme, appelé aussi malaria, est une maladie infectieuse grave transmise par la pique du moustique femelle Anophèle, infectée par le parasite Plasmodium. Elle est répondue dans les régions tropicales dont en Afrique où elle provoque de fortes fièvres, des frissons et des sueurs, pouvant évoluer vers des complications mortelles sans prise en charge rapide.

Moïse Ulang’u

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