Dans le village de Idohu, en chefferie des Walese Vonkutu, la population fait face à une situation alarmante. Suite à une instruction formelle du commandant des FARDC de la place, chaque habitant est contraint d’abandonner sa maison pour se concentrer dans le centre du village, situé sur l’axe Komanda-Luna en territoire d’Irumu.
Cette décision a suscité une vive opposition parmi les habitants, certains préférant même retourner quitter et se rendre vers le Nord Kivu.
Christophe Munyanderu de la CRDH Irumu indique, dans une communication ce jeudi que les villages de Idohu, Manzobe, et Ofay sont devenus des lieux de violations répétées des droits humains et les éléments de l’ordre sont pointés du doigt accusateur. Parmi les abus signalés, on trouve :
- Arrestations arbitraires,
- Tortures,
- Amandes transactionnelles, perçues par la population comme un vol à ciel ouvert
Ces violations sont directement liées à la présence du nouveau commandant de la FARDC (Force Armée de la République Démocratique du Congo), récemment installé à Idohu. Ce dernier exerce un contrôle strict sur la région, allant jusqu’à étendre son autorité jusqu’à Ofayi.
Le commandant de l’unité 312ème a été impliqué, selon Munyanderu dans des actions controversées, notamment :
- Destruction de cultures, lors des travaux communautaires dits SALONGO, en donnant des instructions pour détruire les champs de maïs, manioc et bananiers, aggravant ainsi la situation alimentaire des habitants, avec des motivations non clairement identifiés.
La situation à IDOHU est critique et nécessite une attention urgente. Les violations des droits humains et les abus de pouvoir doivent être dénoncés et traités pour garantir la sécurité et le bien-être des populations locales. Les autorités compétentes et les organisations de défense des droits humains doivent intervenir pour mettre fin à cette spirale de violence et d’injustice, estiment des sources locales.
Rédaction