La suspension présumée des activités des prestataires affectés aux postes de contrôle sanitaire de Nyamusasi et Manje, sur l’axe Tchomia–Kasenyi–Bunia, continue de susciter des réactions. Dans une déclaration rendue publique lundi 3 août 2026, l’acteur politique de l’opposition républicaine, Jacob Asimwe Matali, a appelé les autorités à faire toute la lumière sur cette situation, qu’il juge préoccupante pour la surveillance sanitaire dans cette zone.
Selon cette déclaration, les prestataires concernés ont été déployés le 12 juin dernier dans le cadre du dispositif de contrôle sanitaire mis en place pour renforcer la prévention des maladies. Ils affirment avoir travaillé durant 48 jours, à raison d’environ douze heures par jour, sans bénéficier d’une prise en charge pour le transport ni pour la restauration.
Le différend serait survenu au moment du paiement de leurs indemnités. Plusieurs prestataires déclarent avoir perçu, le 30 juillet, un montant de 72 dollars américains, auquel s’ajoutait un dollar destiné aux frais de retrait via M-Pesa. Ils estiment que cette somme correspondrait à environ 18 jours de prestation, alors qu’ils soutiennent avoir effectivement travaillé pendant 48 jours.
Dans sa déclaration, Jacob Asimwe Matali s’interroge également sur le niveau de rémunération accordé aux agents engagés dans cette mission. Selon lui, une indemnité d’environ quatre dollars américains pour une journée de près de douze heures de travail soulève des interrogations et mérite des explications de la part des autorités compétentes.
D’après les informations rapportées, ce différend aurait conduit à la suspension des activités aux postes de contrôle sanitaire de Nyamusasi et Manje. Si cette situation est confirmée, les voyageurs empruntant cet axe pourraient traverser ces points sans être soumis aux mesures de prévention sanitaire, notamment la prise de température, le lavage des mains et les autres contrôles prévus dans le cadre de la surveillance épidémiologique.
« Nous appelons le gouvernement ainsi que les autorités sanitaires à clarifier les circonstances de cette affaire, à garantir une rémunération conforme au travail réellement accompli par les prestataires et à assurer la reprise rapide des activités dans ces postes de contrôle », a déclaré Jacob Asimwe Matali.
L’acteur politique rappelle enfin que l’efficacité du dispositif de protection de la santé publique repose non seulement sur les moyens matériels mobilisés, mais aussi sur la reconnaissance et le respect des femmes et des hommes qui assurent quotidiennement la surveillance sanitaire sur le terrain.
À l’heure de la publication de cet article, aucune réaction officielle des autorités sanitaires ou gouvernementales n’avait encore été enregistrée au sujet de ces allégations.
Rédaction