Djugu : l’attaque de CODECO du 25 octobre au littoral fait plus de trente morts, un élu exige une sécurisation renforcée des civils

par lavoixdelituri

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​Le député provincial Moïse Wathum s’est récemment rendu sur le terrain au littoral du lac Albert afin d’évaluer de visu la situation après des attaques sanglantes de la rébellion de Coopérative pour le Développement du Congo, CODECO au littoral du lac Albert. Grâce à l’appui des Forces armées de la République (FARDC) et sous la conduite du colonel Ekofo, commandant de base navale, l’élu a pu accéder à la zone pour constater l’ampleur des dégâts.

​L’escalade de la violence a débuté le 22 octobre avec une première incursion dans la localité de Dujo, rapidement suivie le 25 octobre par des assauts ciblés sur les camps de pêche de Muganga ainsi que sur les villages nichés sur la colline surplombante.

«d’ici, on attendait que peut-être les dégâts soient minimes, mais arrivés sur le terrain nous avons trouvé que c’est pire».

L’inspection minutieuse menée par les jeunes et les militaires a permis de retrouver au moins trente-six corps des civils dont des femmes et des enfants, appartenant à des communautés confondues, un groupe multi-ethnique composé de Lendu, Hema, Alur, Ndo-Okebu et bien d’autres qui vivaient en harmonie.

Malheureusement, cette zone économique prospère a été entièrement pillée et ravagée par cette milice avec plusieurs conséquences sur le plan humain.
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​L’élu pointe directement la responsabilité de plusieurs commandants de bataillons de la CODECO, notamment ceux identifiés dans les zones de Laddyi, Tsdja et Chey, qui ont préparé et perpétré ces attaques odieuses.

Profitant d’un certain vide sécuritaire et de l’immensité de cette région frontalière, ces miliciens sèment la désolation au sein de populations pacifiques dont plusieurs membres ont perdu des proches.

​Face à cette crise humanitaire et sécuritaire alarmante, le député souligne tout de même que «ces différentes communautés sont prêtes à vivre ensemble […]».

Il formule ainsi des recommandations pressantes à l’intention du gouvernement et de l’État-major général, insistant sur la nécessité impérative «d’installer les forces terrestres et renforcer les effectifs militaires sur les collines de Monts-Bleus ainsi que les forces navales le long du lac Albert», afin de sécuriser efficacement cette frontière et de permettre la relance des activités socio-économiques dans toute la région du littoral du lac Albert.

Rédaction

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