Djugu : après l’attaque de Buchama par des présumés Zaïre, la CODECO opère un carnage en deux jours

par Redaction

En territoire de Djugu, des éléments présumés des milices Zaïre et Coopérative pour le Développement du Congo (CODECO) ont fait parler d’eux dans la tuerie des civils.

La nuit du samedi au dimanche, 9 Février 2025, des hommes identifiés aux éléments de Zaïre, venus de Bahema Badjere ont signé une incursion dans le village Buchama, groupement Fataki en secteur de Walendu Djatsi, où 5 personnes ont péri, 2 autres grièvement blessées et une trentaine de maisons incendiées.

En représaille, dans la nuit du dimanche 09 au lundi 10 février2025, vers minuit, les miliciens de la CODECO venus de village Buchama, groupement Fataki du secteur des walendu Djatsi, ont fait une incursion dans le site des déplacés de Djaiba chez les Bahema Badjere. Ces miliciens ont opéré calmement jusqu’à 5 heures du matin sans aucune intervention des services de sécurité et de la MONUSCO se trouvant juste à quelques mètres de ce site des déplacés. Comme bilan une maman tuée et dix blessés dont six enfants.

Cependant, comme si ça ne suffisait pas, ces miliciens sont revenus dans la nuit de ce de lundi 10 au mardi 11 février au village Djaïba. Le bilan pour l’instant se dresse comme suit: 51 une personnes tuées, 9 personnes blessées, 49 maisons incendiées au côté de plusieurs biens de valeur pillés ou consumés par ces bourreaux.

La plupart des populations massacrés avait passé nuit dans les habitations se trouvant autour de camp des déplacés de Djaïba car le jour précédent, les membres de ces malfrats avaient déjà perpétré la tuerie dans le site des déplacés.

Selon le coordonnateur de la société civile de la chefferie des Bahema Badjere, monsieur Malo Draa, ce bilan est encore provisoire car des fouilles continuent et d’autres coins ne sont pas encore accessibles vu l’insécurité. Il indique que le reste de la population passe la nuit à la belle étoile. Un groupe de populations s’est enfuit vers le centre négoce de Bule tandis que l’autre se dirige en ville de Bunia car la sécurité n’assure plus dans la région.

Cette escalade des violences de deux milices dans le territoire de Djugu dont les victimes sont des civils est condamné par plusieurs personnes dont les notables, les chef coutumiers, les députés nationaux tout comme provinciaux, ressortissants de ce territoire mais aussi les autorités provinciales. Beaucoup pensent que le gouvernement provincial a failli à sa mission, celle de restaurer la paix par des moyens nécessaires dans ce territoire. Le porte-parole des FARDC en Ituri qualifie ces actes de représailles entre miliciens d’un fruit de manipulation des ennemis de la paix.

Rédaction

Vous aimerez peut-être aussi