Alors que la province de l’Ituri continue de faire face à une pression sanitaire croissante liée à la maladie à virus Ebola, un nouvel incident survenu ce lundi 25 mai à Bunia a ravivé les inquiétudes au sein de la population.
Selon des témoignages, un enfant, conduit au tribunal pour enfants de Bunia a commencé à saigner peu après son arrivée au palais de justice, suscitant une vive alerte dans un contexte marqué par la recrudescence des cas suspects d’Ebola.

« Pour l’instant, nous n’avons pas encore de confirmation officielle. Mais il y a un enfant qui a été arrêté par la police puis conduit au tribunal pour enfants. Curieusement, à son arrivée au palais de justice, l’enfant a commencé à saigner. Comme vous le savez, toute personne présentant de tels symptômes dans le contexte actuel peut être assimilée à un cas suspect d’Ebola. Nous avons aussitôt alerté les personnes concernées afin qu’elles puissent venir en aide à ce petit garçon », a déclaré Jean-Marie Ezadri, vice-coordonnateur de la société civile de l’Ituri.
Celui-ci se dit préoccupé par le fonctionnement du numéro vert de l’équipe de riposte, affirmant que plusieurs tentatives d’appel sont restées sans réponse.
« Notre inquiétude est grande. Nous avons même appelé le numéro vert communiqué chaque jour à la communauté iturienne, mais personne n’a décroché. Cela soulève plusieurs questions sur le niveau de gestion de cette ligne d’alerte », a-t-il déploré.
Il appelle par ailleurs les autorités sanitaires à renforcer davantage la coordination sur le terrain et à agir avec pragmatisme face à l’évolution de la situation, tout en invitant la population au strict respect des mesures barrières pour limiter la propagation du virus.
Pendant ce temps, la province de l’Ituri traverse une période particulièrement difficile. Malgré les efforts entrepris par les autorités sanitaires à travers le renforcement de la prévention et de la surveillance, des alertes sur le manque de matériels suffisants dans certaines zones de santé ciblées continuent d’être signalées.
Dans ce climat de vigilance accrue, de nouvelles pertes en vies humaines continuent également d’être rapportées, accentuant l’inquiétude au sein de la population.
Rédaction